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Législatives de 2019 au Bénin : un scrutin sans les FCBE et l’USL, deux principaux partis de l’opposition

Au Bénin, c’est le Ministère de l’intérieur qui étudie les partis politiques voulant s’engager dans une élection. Le mercredi 20 février 2019 restera pour l’opposition béninoise, une date historique. En effet, par courriers en date de 20 février 2019, signé par le Ministre de l’Intérieur, l’avis de non conformité à la nouvelle charte des partis politiques a été notifié aux partis Forces Cauris pour un Bénin Émergeant (FCBE) de l’ancien chef de l’État, Boni Yayi et l’Union Sociale Libérale (USL) du troisième à la dernière élection présidentielle, Sébastien Ajavon, ceci dans le cadre d’obtention du récépissé provisoire, pièce maîtresse dans la constitution des dossiers de candidature aux élections législatives du 28 avril 2019. Rejetant ainsi leurs dossiers.

Pendant ce temps, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) lançait le lendemain, jeudi 21 février, le dépôt des candidatures qui prendra fin cinq (05) jours après, soit le mardi 26 février 2019 à zéro heure. Les deux formations politiques de l’opposition béninoise ont été donc recalés par le Ministère de l’intérieur, arguant le non respect des textes de la République ou de leurs propres statuts et règlements intérieurs. Il (le ministre de l’Intérieur) a quand-même mentionné dans un courrier, les raisons qui expliquent le rejet. Nous notons deux (02) raisons fondamentales :

  1. la non signature des statuts et règlement intérieur figurant au dossier du parti par les membres fondateurs et mandataires ;
  2. la non conformité entre la liste des membres fondateurs produite dans le dossier et celle déposée à la création du parti FCBE.

En se référant à l’article 13 alinéa 1-4 de la loi N°2018-23 du 17 Septembre 2018, le ministère de l’Intérieur béninois a indiqué que le parti Union Sociale Libérale (USL) doit changer son Président d’honneur en la personne de Sébastien Ajavon. Ce dernier, faut-il le rappeler, est sous le coup d’une condamnation dans une affaire de trafic de drogue et exilé en France. De même, il est reproché à l’USL d’avoir violé l’article 7 de son propre règlement intérieur qui stipule que : « le nombre de membres fondateurs devraient être fixé avant son premier congrès ». Ce qui n’a pas été respecté. Il faut noter que c’est au congrès que le parti USL a décidé de changer le nombre de membres fondateurs par commune.

Réaction de l’opposition

L’opposition béninoise n’est pas resté sans réactions. Bien averti du danger, au sein d’un collectif de partis, l’opposition béninoise a donné de la voix. C’est à travers une conférence de presse, dont la déclaration a portée la voix de l’ex-ministre démissionnaire du gouvernement béninois, Candide Azannai, lui aussi membre de l’opposition. La relecture du code électoral est la principale exigence de l’opposition. « L’atmosphère politique préélectorale actuelle est infectée par l’inexistence légale de la quasi-totalité des partis politiques. L’impossibilité aux partis politiques à prendre part aux prochaines élections législatives, la persécution fiscale des potentiels candidats, les flous qui obscurcissent le code électoral et qui exposent plusieurs des dispositions de son système comme un régime d’exclusion et d’injustice à conséquence imprévisible ».

[sg_popup id= »3118″ event= »inherit »]Lire ici le point de presse des forces politiques de l’opposition tenu le jeudi 21 février 2019 au Codiam à Cotonou[/sg_popup].

 

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