France : en s’amusant avec une arme, un policer tue accidentellement sa collègue à Paris

Le dimanche 10 mars 2019, s’est déroulé un drame qui est loin d’être insolite. Au nouveau siège de la police judiciaire parisienne, près de l’accueil du 36, rue du Bastion, adossé au tribunal de Paris, à la Porte de Clichy, dans le quartier des Batignolles, en France, un policier, adjoint de sécurité (ce que nous appelons Commissaire adjoint au Bénin), se serait amusé avec une arme et aurait tiré accidentellement sur sa collègue, une gardienne de la paix de 28 ans, la blessant mortellement à la tête. L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), la « police des polices » en France, a été saisie des investigations. Par la suite, le jeune homme de 27 ans a été placé en garde à vue après les faits.

Selon l’AFP et de source judiciaire, les premiers éléments de l’enquête, font comprendre que l’adjoint de sécurité est soupçonné d’avoir tué accidentellement une collègue. Mardi 12 mars, le désormais auteur présumé du tir mortel, a vu sa garde à vue levée et déféré au parquet de Paris, où il a été mis en examen mercredi 13 mars pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence ». Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec « interdiction d’exercer ses fonctions et de détenir une arme », a précisé cette même source judiciaire.

Deux autres policiers suspendus

Le drame n’a pas seulement coûté que le poste du jeune policier français de 27 ans. En France, les adjoints de sécurité à la police Nationale sont des contractuels qui exercent leurs fonctions pour une durée de trois ans, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Ils sont habilités à porter une arme durant leur service. Le jeune homme ainsi qu’un adjoint de sécurité témoin de la scène ont été également suspendus de leurs fonctions, a indiqué la Préfecture de police. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a en plus demandé à la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) française la suspension d’un gardien de la paix, lui aussi présent au moment des faits.

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