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Bien public mal acquis : l’ex-chef de l’État béninois, Boni Yayi, condamné 

L’ex-chef de l’État béninois, Boni Yayi, a été condamné par la haute juridiction du Bénin, pour l’acquisition illégale d’un domaine de 20 hectares auprès de la mairie de Parakou, une ville du nord du pays. C’est le service domanial de la mairie de Parakou qui a mis à nu le pot-aux-roses. En effet, au cours de sa première mandature, soit en 2009, l’ex-chef de l’État béninois s’est attribué un domaine public à un prix méprisable dans la Commune de Parakou. Ce faisant, Boni Yayi a méconnu la constitution. À en croire la haute juridiction béninoise, le sieur Boni Yayi, alors chef de l’État, conformément à la Constitution, l’ex-chef de l’État ne devait pas acquérir un patrimoine public, sans au préalable obtenir l’autorisation de la Cour.

Une formalité que ce dernier a raillé sans pitié. Ainsi, selon la haute juridiction, il a violé la loi fondamentale. L’accent grave que l’ex-chef de l’État a mis sur son acte anti-constitutionnel est que Boni Yayi s’est dépêché de se faire délivrer un titre foncier en décembre 2009, soit trois mois juste après avoir acheté le domaine public. Cet état de chose explique largement combien l’ex-chef de l’État béninois, Boni Yayi, avait abusé du pouvoir, en toute violation de la constitution du pays et en toute impunité. Ce qui n’est pas le cas avec l’actuel chef de l’État. Pour rappel, le président béninois, Patrice Talon, dans la réalisation d’une affaire de ce genre, a fait appel à la transparence totale. Pour son cas, l’actuel locataire de la Marina, a sollicité l’autorisation de la Cour, alors présidée par Théodore Holo. Ce dernier lui a donné quitus pour un achat qu’il a fait à un prix supérieur à celui initial. Synonyme de son respect des institutions contrairement à son prédécesseur, Boni Yayi qui a, durant tout ses deux mandats, ridiculisé l’autorité des institutions.

Pour avoir a été informé de l’engagement de sa mesure d’instruction par la haute juridiction, l’ex-chef de l’État, en février 2019, s’est empressé auprès du service domanial de la mairie de Parakou par un courrier. Dans cette adresse, Boni Yayi dit ne plus être le propriétaire du domaine mal acquis. Ce à quoi il n’aurait jamais pensé au cours de ses dix ans à la tête du pays. Tous ces faits dévaluent l’homme qui incarne la tête de pont de l’opposition béninoise, à travers son parti « Forces Cauris pour un Bénin Emergeant (FCBE) », pour avoir consciemment violé la Constitution de son pays et surtout pour avoir par dessus lui, un bien public mal acquis.

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