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Différemment du mois : l’Afrique a aussi son Charlie Hebdo ou l’Afrique n’a-t-elle pas de fils et filles pour faire une « marche africaine » ?

En France comme au Bénin, on se souvient du 11 Janvier 2015, et c’est bouleversant. La France a connue une série d’attentats en janvier 2015. Ces attentats sont une série de trois actions terroristes qui se sont déroulées entre les 7 et 9 janvier 2015. Parmi ces attentats, celui qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive sur la planète et dans le monde de la presse est bien l’attentat visant le siège d’un journal français, Charlie Hebdo et ses journalistes où dix-sept (17) personnes au total ont été assassinées. Huit (08) membres de la rédaction du journal Charlie Hebdo ; un invité de la rédaction ; un agent de maintenance et deux policiers, sont tous tués par Chérif et Saïd Kouachi, deux anciens membres de la filière djihadiste dite « des Buttes-Chaumont » qui se réclament d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique. Mais le bilan de cet attentat fait également état de trois (03) terroristes tués par les forces de l’ordre françaises.

En réaction aux attaques djihadistes qu’a connu la France les 7, 8 et 9 janvier 2015, des manifestations ont eu lieu à Paris et ailleurs dans le pays. Au nombre de ces manifestations, celles des 10 et 11 janvier 2015 à Paris, également appelées « marches républicaines », sont un ensemble de rassemblements déroulés sur le territoire français, ont retenues l’attention de toute la planète. En effet, à la suite du retentissement considérable de ces événements, aussi bien en France qu’à l’étranger, quarante-quatre dirigeants de divers pays dont du Bénin avec son ancien chef d’État, Boni Yayi, avaient participé au cortège parisien du 11 janvier 2015. Un peu Plus de quatre (04) ans après, on peut se souvenir différemment d’un des plus importants rassemblement de l’histoire de la France.

L’Afrique a aussi son Charlie Hebdo

Ils étaient (ces dirigeants africains) tous à Paris le 11 janvier 2015, n’est-ce pas, pour être Charlie. Mais quand il y a des drames en Afrique, il n’y a personne pour démontrer une telle solidarité Africaine. Doit-on encore le rappeler que les filles et fils africains tombent sous le coup des balles des terroristes. À l’Ouest de l’Afrique, 160 maliens ont été massacrés dans un village peulhs le 23 mars 2019, soit il y a à peine une semaine, à Ogossagou, un village du centre du pays. Au Mozambique, à Malawi et au Zimbabwé dans l’Est du continent, le cyclone Idai a dicté sa loi en faisant environ 700 morts. Laissant derrière lui, une vie d’enfer.

Quand les chers « Charlie » vont-ils réagir ? Où sont-ils passés ? L’Afrique n’a-t-elle pas de fils et de filles pour faire des « marches africaines » ? Autant de questions que chaque citoyenne et citoyen d’Afrique se pose mais auxquelles aucune réponse ne semble trouvée. Une seule action dans ce sens qu’on peut noter, vient des nigérians où les femmes se sont manifestées à travers la marche « Bring Back Our Girls ». Une manifestation suite aux enlèvements d’un millier de jeunes filles lycéennes de Chibok par le groupe terroriste Boko Haram. Mais c’est bien en 2014, l’année avant le 11 janvier 2015 et ça a été une initiative des femmes.

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