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Différemment du mois de mai 2019 : l’opposition en Afrique

La démocratie est ce corps qui a toujours deux mains politiques. Le gouvernement et l’opposition. Les deux sont indispensables pour applaudir l’état d’avancement de la démocratie. Et chacun dans son rôle bien évidemment. Dans les différentes Nations sur le continent, comme dans les grandes Nations démocratiques du monde, l’opposition est appelée à entreprendre contre le gouvernement. Oui, mais cette entreprise doit être constructive. Et c’est bien le cas ailleurs dans les Nations démocratiques. Mais en Afrique, dans la plupart des nations, l’opposition n’est pas dans cette entreprise. Le gouvernement, ayant en tête que gouverner c’est prévoir, a toujours pris les précautions nécessaires en vue d’une action précise. Du côté de l’opposition, que fait-elle pendant ce temps ? Rien, si ce n’est pas de l’instrumentalisation. Pendant que le gouvernement précise une de ses actions, l’opposition se sert de certaines franges de la société comme instruments pour se venger.

Le cas du Bénin est encore à l’esprit. Le gouvernement actuel concrétise ses réformes politiques. Ceci en respectant la séparation des institutions. Partir de plus de 300 partis politiques à 2 partis pour le moment (en attendant que le parti de l’opposition se mette en conformité), ce qui donnera trois (03) partis politiques sur l’échiquier politique béninois, est la concrétisation de la vision du gouvernement actuel. Au Sénégal, n’est-on pas passé de plus de quatre-vingt (80) candidats déclarés pour les dernières élections présidentielles à cinq (5) validés, grâce au système de parrainage ? Les jeunes Nations démocratiques africaines gagneraient à opter pour la qualité idéologique en lieu et place de la quantité mercantile. L’opposition, à travers ses leaders dont les fibres patriotiques sont encore et toujours gangrenées par une malveillante filiation aux intérêts personnels égoïstes, se sert des jeunes et des femmes, des franges très sensibles pour ériger tout plan de déstabilisation du pays. C’est bien irresponsable. C’est loin d’être patriotique.

La réforme du système partisan au Bénin, qui consiste à mettre dans de grands ensembles la pléthore partis politiques qui existe dans le pays, est l’une des actions de réformes avantageuses pour le Bénin qui, une fois réussie, a donné aux acteurs de l’opposition béninoise, notamment les deux ex-chefs de l’État, des envies enragées de vengeance contre l’initiateur, le chef actuel du gouvernement béninois, le président Patrice Talon. Car, ces réformes ont bousculé les intérêts de Nicephore Dieudonné Soglo et Thomas Boni Yayi. Ces deux hautes personnalités du Bénin ont préféré s’illustrer dans de théâtrales mises en scène dévergondées plutôt que d’incarner le peu de sagesse qui devrait les ennoblir après avoir quitté le pouvoir en tant que premiers magistrats. Avec leur posture, ces leaders de l’opposition béninoise ont décidé de mettre en péril l’état de droit du pays. Ils se sont permis de donner un « ultimatum no sens » de 24h à un président en exercice. Au lieu de rejoindre le train des réformes politiques, en usant de leurs expériences pour regrouper la classe politique de l’opposition dans un grand ensemble, Nicephore Dieudonné Soglo et Thomas Boni Yayi demandent à l’actuel chef de l’État béninois, Patrice Talon, de violer les dispositions en vigueur dans le pays.

Les deux ex-chefs d’État demandent notamment à leur successeur de remettre en cause tout le processus électoral qui vient d’aboutir contre vents et marées. C’est insensé. Et c’est, à bien des égards, imprudent, malsain et malhonnête. En Guinée, au Mali, en RD Congo, au Sénégal, au Togo, etc, l’opposition ne se voit pas entraîner par des anciens présidents de la République. Au Bénin, l’opposition est conduite par deux ex-chefs d’État qui ont oublié leur devoir d’hommes d’État et deviennent de nouveaux vils fauteurs de troubles. Ces anciens dirigeants du Bénin ont réussi à torpiller le deal recherché par tout le peuple béninois pour sortir le pays de la crise pré-électorale, par des comportements qui ont exposé leur dessein. Ces comportements de basse classe doivent être désapprouvés, que ce soit pour un ancien président de la République leader d’opposition ou un acteur politique de l’opposition, pour au contraire recourir à la sagesse pour le bonheur des nations africaines. Plus besoin de rappeler cela à Nicephore Dieudonné Soglo et Thomas Boni Yayi. Comme aime bien le dire le Garde des sceaux, ministre de la justice du Bénin, Séverin Maxime Quenum, « Le Bénin appartient à nous tous ! ». Fin de citation.

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