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Gabon : une enquête judiciaire ouverte et l’entrepreneur chinois, François Wu, présumé cerveau de la disparition des 353 containers de kevazingo

(Photo : des visiteurs de la Société Nationale des Bois du Gabon au port d’Owendo, au sud de Libreville – Source – AFP, 2012)

Le 30 avril dernier, 353 containers pourtant placés sous scellés de la justice, ont disparu au port d’Owendo, au Gabon. Cette disparition fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays d’Ali Bongo Ondimba. En effet, ces containers avaient été saisis fin février avec près de 5 000 m3 de kevazingo, un bois précieux. Ce qui avait éclaboussé plusieurs administrations publiques gabonaise. La plate-forme de la société civile et la presse locale sont montés aux créneaux et la justice qui ne veut pas rester en marge.

Justement, cette dernière vient d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur la disparition de ces 353 conteneurs de bois précieux. Il faut souligner que c’est le plus grand scandale qu’a connu le Gabon depuis le début de cette année. C’est le quotidien de la presse locale et le principal commentaire des gabonais. La douane, le ministère des Eaux et Forêts, la direction du port, toutes les entités d’État et même des hauts cadres du pays jusqu’au sommet de la présidence de la République gabonaise seraient cités dans la disparition de ces 353 containers chargés de kevazingo, essence de bois rare.

La situation a fait réagir le premier citoyen gabonais. Ce lundi 13 mai, le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, a convoqué d’urgence son ministre de la Justice, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, et le procureur de la République, Olivier Nzahou. Ce dernier a d’ailleurs affirmé que des fonctionnaires d’État au niveau des Eaux et Forêts et des douanes ont activement ou passivement favorisé la disparition de ces containers. À la même occasion, il a révélé que 200 d’entre eux ont été retrouvés. Olivier Nzahou a, pour finir sa séance avec le premier magistrat, annoncé des arrestations dont des étrangers à savoir les chinois et bien évidemment des gabonais.

La justice gabonaise recherche activement l’influent entrepreneur chinois, François Wu, présumé être le cerveau du scandale. Pour information, le kevazingo est un bois rare, millénaire, mythique et précieux d’Afrique centrale. Menacé de disparition, il est interdit d’exploitation alors qu’il est vendu à prix d’or en Asie.

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