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France : Paris accepte la demande de Ouagadougou sur l’extradition de François Compaoré 

(Photo : François Compaoré, frère et ancien conseiller de l’ex-président du Burkina Faso – Source Aouga/AFP)

Ce mardi 4 juin où la communauté musulmane fête l’Aïd El Fitr, le frère de l’ex-chef de l’État burkinabè n’oubliera jamais ce jour. En cause, la justice française a choisi le côté de celle burkinabè dans son dossier. La Cour de cassation française a validé ce mardi la demande d’extradition de François Compaoré vers son pays, le Burkina-Faso. La juridiction française a rejeté le pourvoi déposé par le frère de l’ex-chef de l’État burkinabè déchu.

Il faut rappeler que le frère de Blaise Compaoré est mis en cause au Burkina-Faso dans une affaire de meurtre. Il s’agit de l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste burkinabè Norbert Zongo. Mais François Compaoré va devoir attendre encore un peu. En effet, son extradition attend l’autorisation de l’exécutif français à travers un décret avant d’être effective. S’il ne fait pas objet d’un recours devant le Conseil d’État. « Ce sont deux décisions très sommaires qui ne sont pas du tout à la mesure des moyens que nous avons présentés », a commenté Me François-Henri Briard, avocat de François Compaoré, avant d’ajouter que si un décret était effectivement signé, il l’attaquerait devant le Conseil d’État, rapporté par l’AFP.

Cette annonce ne peut que faire se réjouir les proches, confrères et surtout la famille du journaliste assassiné qui attendent depuis plus de deux décennies, qu’une lumière soit faite sur les circonstances de l’assassinat de Norbert Zongo. Pour l’opposant burkinabè, Benewende Sankara, « ce sera un soulagement pour les burkinabè » et une occasion pour François Compaoré de « prouver son innocence » dans l’assassinat du Directeur de la publication du journal « L’indépendant », Norbert Zongo.

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