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G5 Sahel : avec une nouvelle enveloppe de 120 millions d’euros, l’UE aura décaissé 220 millions d’euros à la force conjointe

(Photo : Un soldat malien au sein de la coalition G5 Sahel, en mai 2018 – Source : Agence française de presse – AFP)


Début de ce mois de juillet, la patronne de la diplomatie européenne entame une tournée africaine, mais une tournée plus sahélienne. Pendant qu’elle prépare cette tournée, l’Union Européenne (UE) s’apprête à mettre dans sa valise, une enveloppe financière de 120 millions d’euros. Cette bagatelle somme sera déposée à la force conjointe du G5 Sahel. Haute représentante de l’Union Européenne (UE) pour les Affaires étrangères, la diplomate Federica Mogherini foulera le sol de la capitale burkinabé, Ouagadougou le 9 juillet prochain.

Débuter sa tournée sahélienne par le pays de Marc Roch Christian Kaboré est significatif. En effet, Federica Mogherini, selon nos sources, va assister à la réunion ministérielle annuelle de l’Union Européenne (UE) avec les pays membres du G5 Sahel. Juste après la fin de cette réunion de Ouagadougou, la cheffe de la diplomatie européenne se rendra dans les capitales Bamako au Mali et Niamey au Niger, deux pays membres du G5 Sahel. A en croire nos sources, cette tournée sahélienne devrait être pour la patronne de la diplomatie européenne l’occasion d’annoncer une nouvelle enveloppe financière de 120 millions d’euros au bénéfice de la force conjointe des pays membres du G5 Sahel, à savoir le Burkina-Faso ; le Mali ; la Mauritanie ; le Niger ; le Tchad et bien désormais le Bénin que Patrice Talon a rapproché après l’inédit évènement du 1er mai dernier où deux touristes français ont été enlevés et leur guide béninois assassiné dans le Parc national de la Pendjari, au nord-ouest du Bénin, frontière avec le Burkina-Faso. Il est à souligner que ces 120 millions d’euros viennent s’additionner aux 100 millions d’euros dont a déjà bénéficié le G5 Sahel de la part de l’Union Européenne (UE). Ce qui fait au total, 220 millions d’euros depuis 2018.

L’utilité des 120 millions d’euro

Selon nos sources, la nouvelle enveloppe des 120 millions d’euro de l’UE sera destinée à financer l’achat d’équipements non létaux. Et comme pour les premiers 100 millions d’euro, l’opérateur français Expertise France, va devoir se charger d’une partie de cette nouvelle enveloppe de 120 millions d’euro. Cependant, l’Allemagne a un œil sur le G5 Sahel. A travers son agence Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), Berlin envisage se positionner aussi. A cet effet, les importants frais de gestion de la GIZ pourraient, à en croire nos sources, fragiliser la position allemande face à l’opérateur français.

Rappelons que cette nouvelle enveloppe de l’UE vient à point nommé. En cause, le général mauritanien Hanena Ould Sidi qui commande la force sahélienne et qui peine à s’opérationnaliser, va devoir quitter la tête de l’organisation où il se fera remplacer par un autre frère d’armes d’un pays membre du G5 Sahel, un général nigérien en ce mois de juillet. Cette contribution de l’UE permettra à la force de d’avancer sur plusieurs plans, comme des contrats qui tardent à prendre effet, à l’instar du contrat passé entre l’Arabie Saoudite et le constructeur français Arquus pour la livraison de 100 blindés à la force Sahélienne. Notre source nous apprend que malgré la pression de Paris sur Ryad, le contrat n’a toujours pas été signé.

Une tournée, deux coups

La tournée sahélienne que va entamer la cheffe de la diplomatie européenne en ce mois de juillet, fera d’une pierre deux coups. En cause, Federica Mogherini va profiter de la même tournée pour introduire auprès de deux pays africains, deux ambassadeurs de l’Union Européenne (UE). Le premier est belge, Bart Ouvry. Cette identité dit quelque chose pour les rd-congolais. A Kinshasa, alors qu’il représentait l’UE, le diplomate belge avait été expulsé fin 2018 de la RDC du régime de l’ancien président Joseph Kabila. Ce juillet, Bart Ouvry prendra la tête de la représentation européenne à Bamako au Mali. Il faut signaler que son arrivée à Bamako est encore dans une autre situation coopérative entre l’UE et le Mali. Eh bien, le nouveau diplomate vient au moment où l’UE a suspendu son aide financière à l’armée malienne, ceci après un constat de manque de traçabilité de l’usage de ses fonds qu’elle a mis à la disposition du pays que dirige Ibrahim Boubakar Kéita.

Le deuxième diplomate européen est allemand. Wolfram Vetter, va devoir quitter son poste de Burundi qu’il occupe actuellement pour continuer la même tache diplomatique au Burkina-Faso. A Ouagadougou, l’allemand remplacera le français Jean Lamy qui représentait l’Union Européenne (UE) jusque-là.

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