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Libye : plus de 44 personnes tuées après un raid aérien visant un centre de migrants

A suivre la chaîne française France 24, un raid aérien a visé un centre de détention de migrants près de Tripoli, la capitale libyenne, ce mardi 2 juillet. Le bilan provisoire de ce bombardement fait état d’au moins 44 personnes tuées et d’une centaine de blessés. Le Gouvernement d’union nationale (GNA) basé dans la capitale libyenne, Tripoli et reconnu par la communauté internationale, à travers un communiqué accuse de « criminel de guerre » le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen qui mène une offensive depuis début avril pour s’emparer de la capitale libyenne. Le gouvernement au pouvoir à Tripoli dénonce « un crime odieux » et a accusé les forces pro-Haftar d’avoir mené une attaque « préméditée » et « précise » contre le centre de migrants.

Une accusation qui n’est pas restée sans réaction du côté de l’ANL. L’Armée Nationale Libyenne (ANL) de Khalifa Haftar a nié avoir touché le centre de détention de migrants lors du raid aérien. Par ailleurs, elle affirme que des milices alliées à Tripoli l’avaient bombardé après une frappe de précision menée par l’ANL contre un camp militaire. Pour l’heure, selon un bilan communiqué par la mission de l’ONU en Libye, au moins 130 personnes ont été blessées dans l’attaque. « Le bilan pourrait s’aggraver », a indiqué à l’AFP un porte-parole des services de secours, Osama Ali. Le secouriste a précisé que 120 migrants étaient détenus dans le hangar qui a été atteint de plein fouet par la frappe.

Les organisations humanitaires inquiètes

A en croire les images de France 24, plusieurs corps gisaient sur le sol du hangar aux côtés de restes humains mêlés aux affaires et vêtements des migrants maculés de sang. On pouvait y voir des services de secours qui étaient encore à la recherche d’éventuels survivants sous les décombres, tandis que des dizaines d’ambulances se précipitaient sur place. La frappe contre le centre n’a pas été revendiquée mais des médias pro-Haftar ont fait état ce mardi 2 juillet, après l’attaque, d’une « série de raids aériens » à Tripoli et Tajoura. La banlieue de Tajoura, qui compte plusieurs sites militaires appartenant aux groupes armés pro-GNA, est régulièrement la cible de raids aériens des forces du maréchal Khalifa Haftar. Ces dernières ont promis cette semaine d’intensifier les frappes aériennes contre leurs rivales du GNA, après avoir perdu Gharyan, ville située à une centaine de kilomètres de Tripoli dont le maréchal avait fait son centre opérationnel dans son offensive contre la capitale, à plus de 1 000 km de son bastion de Benghazi (est), selon France 24.

Sur son compte Twitter, le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) s’est dit « extrêmement préoccupé ». La Mission d’Appui de l’ONU en Libye (MANUL) a maintes fois exprimé son inquiétude sur le sort d’environ 3 500 migrants et réfugiés « en danger dans des centres de détention situés près de zones d’affrontements », selon des propos du HCR rapporté par la chaîne française.

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