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Sommet de l’UA : la ZLEC mis sur les rails à Niamey, Patrice Talon embarque le Bénin 

(Photo :Le chef de l’État Patrice Talon à la signature du ZLEC, accompagné par le Ministre béninois des Affaires Étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci – Source  : Présidence du Bénin)


Ce dimanche 7 juillet, a pris fin le Sommet exceptionnel de l’Union Africaine (UA) à Niamey au Niger. Réuni dans la capitale nigérienne, les chefs d’États et de Gouvernements africains, ont pris part aux travaux dudit sommet qui étaient axés sur deux principaux points :

  1. célébrer le premier anniversaire de la signature du traité instituant la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC) ;
  2. lancer le marché commun africain.

A Niamey au Niger, les chefs d’État nigérian et béninois, deux pays de l’Afrique Occidentale et frontaliers, étaient attendus sur l’accord. Car, faut-il le rappeler, les chefs d’État et de Gouvernements ont établi le 21 mars 2018, la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC) à Kigali, au Rwanda, lors d’un sommet consacré à cet effet. Le jeudi 30 mai 2018 à minuit, elle entre légalement en vigueur. Puis, soulignons-le, les pays signataires avaient jusqu’en mois de juillet 2018, soit déjà un an, pour définir son mode de fonctionnement histoire de constater son impact sur le continent. Mais jusqu’à la veille de la tenue de ce sommet exceptionnel de l’UA à Niamey, sur 55 pays que compte le continent africain, seuls 3 pays n’ont pas encore ratifié l’accord préliminaire. Ces trois pays sont le Bénin dirigé par Patrice Talon, son grand voisin de l’est, le Nigeria, la première puissance économique africaine, de Muhammadu Buhari et l’Érythrée en Afrique de l’Est.

Or, s’il faut encore le rappeler, que l’accord vise à créer un marché unique continental pour les biens et les services avec la libre circulation des biens, des personnes et des investissements, similaire à celui de l’Union européenne. Ceci pour accroître le potentiel du commerce intra-africain de 53 %. Car actuellement, le continent africain commerce beaucoup plus avec le reste du monde qu’avec lui-même. Et l’UA soutient que si tous les pays y adhéraient, l’organisation africaine deviendrait la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Aujourd’hui, ce dimanche 7 juillet 2019, c’est fait.

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Le Bénin a signé l’accord sur la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC)

Ce dimanche 7 juillet 2019, l’Afrique presqu’au complet entre de plain-pied dans la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC). En effet, hors mis l’Érythrée, les deux pays les plus attendus à savoir le Bénin et le Nigeria, ont signé ce dimanche à Niamey l’accord sur la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC). Avec sourire et sous l’encouragement (vifs applaudissements) des autres chefs d’États et de Gouvernements africains que Patrice Talon a apposé sa signature au bas du document historique du commerce intra-africain pour signer l’accord portant création d’une Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC). La cérémonie, très symbolique, a eu lieu dimanche 7 juillet lors de l’ouverture du sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) à Niamey.

Accroître le commerce intra-africain

Accroître le potentiel du commerce intra-africain, c’est bien cela l’objectif principal poursuivi par les dirigeants africain en se mettant d’accord pour poser ce jalon historique. « Nous avons le droit de nous féliciter de cette grande réalisation », a déclaré le chef de l’État égyptien et président en exercice de l’Union Africaine (UA), Abdel-Fattah Al-Sissi. L’élimination cuisante de l’équipe nationale de football de son pays aux 1/8 de finale de la CAN qui se déroule sur les installations sportives de son territoire, ne lui a pas empêché de rappeler que « les efforts restent importants pour la mettre en œuvre et permettre l’augmentation des échanges africains, le développement de nos industries ». « L’amélioration de nos infrastructures sera primordiale pour le bon fonctionnement de l’accord », a ajouté Abdel-Fattah Al-Sissi.

Permettons-nous d’affirmer sans ambages que c’est le triomphe de l’intégration économique du continent qui est ainsi célébré. « Ce protocole sur le libre-échange doit être accompagné d’un accord sur l’investissement et sur la propriété intellectuelle », a précisé pour sa part, le chef de l’État nigérien et l’hôte du sommet, Mahamadou Issoufou. C’est l’occasion de rappeler que c’est lui qui avait été mandaté par ses pairs pour conduire les travaux de la consultation de la ZLEC. C’était il y a trois ans, soit en janvier 2016. À en croire le président en exercice de la CEDEAO, la ZLEC c’est également accroître l’exportation intra-africaine. « La Zlec n’est pas un programme isolé. Il forme un ensemble cohérent de mesures qui doivent permettre d’augmenter le niveau des exportations inter-africaines. L’Afrique sera riche de ses matières premières lorsqu’elle sera capable de les transformer », a affirmé Mahamadou Issoufou.

ZLEC s’intéresse aux Banques et déjà 25 milliards de dollars

Le voyage de la transformation pour préserver une prospérité inclusive vient de commencer pour le continent africain depuis la capitale nigérienne, Niamey ce dimanche 7 juillet 2019. Et le président de la commission de l’UA, dira ce qu’il faut pour un bon voyage de la ZLEC. « La Zlec sera dès son lancement soutenue par des règles d’origine bien définies, des listes de concessions tarifaires dans le commerce des biens, un mécanisme en ligne de surveillance et d’élimination des barrières non-tarifaires continentales, une plateforme panafricaine de paiements et de règlements numériques, une application pour les entreprises, ainsi qu’un portail de l’Observatoire africain du commerce. », a précisé le tchadien Moussa Faki Mahamat.

Et déjà les institutions bancaires embrassent le nouveau-né et sont prêtes à l’aider à bien vivre et s’épanouir. En cause, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux du sommet exceptionnel, la Banque Africaine d’Exportation et d’Importation (AFREXIMBANK) a annoncé qu’elle va financer la ZLEC à hauteur de 25 milliards de dollars. Il faut noter que le sommet doit en conséquence arrêter non seulement les statuts, les cadrages budgétaires, mais et surtout de financement du Secrétariat général (SG). Accra, capitale du Ghana arbitrera le siège du SG ZLEC. Relevons que ce même dimanche, le Gabon et la Guinée-Équatoriale ont complété la liste des pays à 27 pays ayant ratifié l’accord en déposant leurs instruments de ratification. Aussi, signalons pour finir qu’à l’issue de la première phase opérationnelle de la ZLEC officiellement lancée ce dimanche 7 juillet à Niamey au Niger, 31 chefs d’État étaient présents aux travaux du sommet exceptionnel de l’Union Africaine (UA).

Mais au vu de tout ce qui s’est passé avant que le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari ne signe cet accord ; faut-il le faire savoir, que le président du grand voisin de l’est du Bénin a exigé, négocié et obtenu des faveurs pour les industries nigérianes dans le cadre de la ZLEC. Ce qui amène la rédaction de differenceinfobenin.com du groupe de presse DIFFÉRENCE à poser la question suivante au chef de l’État béninois Patrice Talon : qu’est-ce qui a été négocié et obtenu pour les béninois ?

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