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1er août 2016 – 1er août 2019 : Patrice Talon et Dona Jean-Claude Houssou conduisent le Bénin sur le chemin de la souveraineté nationale de son énergie 

(Photo : Centrale électrique de Maria Gléta 2 – Source : Présidence du Bénin)


Le mardi 6 avril 2016, Patrice Talon accède démocratiquement à la Magistrature suprême du Bénin. Il nomme au ministère de l’énergie, Dona Jean-Claude Houssou. Le 9 avril, soit deux jours après sa nomination, le ministre de l’énergie commence le travail Républicain avec une première sortie dans l’intérieur du pays. L’objectif de la toute première sortie de Dona Jean-Claude Houssou était d’aller toucher des yeux l’état de l’énergie dans toutes ses dimensions au Bénin. Il fait une visite des installations des équipements d’énergie du nord au sud du Bénin. Malheureusement, le ministre béninois de l’énergie aura visité des musées, d’après ce que ses yeux lui ont permis de voir. Déçu, il rentre à la Marina et rencontre le chef de l’État. Ensemble ils ont décidé de changer de paradigme en définissant plus précisément la politique en matière de maillage du Bénin en réseau électrique. Et la vision du gouvernement béninois a été claire. Il vise jusqu’en 2035, la fin de la course du pays derrière la demande. Pour ce faire, le gouvernement du Bénin veut anticiper dans ce secteur comme dans les grands pays. Ceci pour imaginer les besoins ; les difficultés à rencontrer dans le secteur dans les 5, 10 et 15 prochaines années à venir et entamer le travail dès maintenant sur les investissements nécessaires pour qu’au moment venu, les infrastructures nécessaires soient déjà en place.

Investissement, le point d’orgue

Faut-il le relever que le secteur de l’énergie, est un secteur éminemment capitalistique. Il a besoin de beaucoup d’argent. À titre illustratif, la construction des 120 Mégawatts de la Centrale Maria Gléta 2, dans l’arrondissement de Togba de la commune d’Abomey-Calavi coûte 110 milliards de francs CFA. Un investissement qui n’a pas été fait par le passé et où la corruption ainsi que l’impunité régnaient en maîtres. Ne pas investir dans le secteur de l’énergie, cause énormément de difficultés dans un pays comme le Bénin. Puisque que le diagnostic révèle un manque d’investissement par les gouvernements précédents, notamment celui de 2006 à 2016. Or l’évolution démographique n’est plus à démontrer. Ce qui a encore plus ajouté à la souffrance de la population béninoise en matière d’énergie électrique. Car, les infrastructures ne répondent plus à cette évolution de la croissance populaire.

Le cas de la commune d’Abomey-Calavi est tangible. L’installation de la population dans cette commune qui est devenue une zone dortoir, se fait de façon très ascendante. Ce qui oblige à effectuer des coupures d’électricité, car le réseau électrique dans cette zone est surchargée vue la demande en l’électricité. En cause, les investissements n’ont pas suivi la démographie afin d’augmenter les capacités de transit de l’électricité. Toute chose qui amène à la saturation synonyme du déclenchement des protections de lignes qui par la suite empêche l’énergie et l’électricité de passer. Par conséquent, il faut attendre que la consommation baisse pour pouvoir y remédier. De ce point de vue, Patrice Talon trace alors une direction à suivre pour enterrer définitivement ces souffrances de la population béninoise. Le gouvernement qu’il dirige a initié à cet effet, plusieurs grands projets pour conjuguer au passé ces difficultés dans deux ans. Entre autres projets :

  1. augmenter la capacité de transit ;
  2. étendre le réseau et supprimer la pollution visuelle (les toiles d’araignée de fils électriques).

Et ça a marché… tout change en octobre 2018

Ce changement de paradigme, ce choix de Rupture est juste et fonctionne merveilleusement bien. Aujourd’hui les résultats témoignent le Nouveau Départ de l’énergie et de l’électricité au Bénin en seulement trois ans de gestion de Patrice Talon. Avant le 1er août 2016, le temps moyen de coupure électrique au Bénin était de 75 heures, c’est-à-dire plus de la moitié d’une semaine sans électricité pour les foyers et les services générateurs de revenus. À partir d’octobre 2018, soit moins de deux ans de gestion, la mesure de l’indicateur au niveau de la coupure électrique affiche 2 heures de temps. Ce qui signifie aujourd’hui que le niveau de souffrance de la population béninoise est divisé par 5. Outre cet indicateur, il y a également celui du temps moyen de dépannage ou de réparation en cas d’incident du système électrique. À ce niveau, il est passé de 10,6 heures avant 2016, à 2,3 heures en 2019. N’est-ce pas héroïque ! Depuis 2016 à ce jour, les 1er août ne se passent plus dans le noir. Le peuple béninois, grâce aux réformes ambitieuses et courageuses engagées par le gouvernement et son chef, le président Patrice Talon, fête l’indépendance dans la lumière.

Maintenir le cap !

Toutes ces prouesses enregistrées ne sauraient être bénéfiques pour la population béninoise si et seulement si le gouvernement maintenait le cap en poursuivant la direction tracée par le chef de l’État béninois. Il convient de noter que Patrice Talon accorde une importance particulière au secteur de l’énergie. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a mis dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG), quatre (04) grands projets phares pour ce secteur :

  1. augmentation de la capacité de production ;
  2. ouverture du secteur aux énergies renouvelables, notamment énergie solaire ;
  3. restructuration de la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE) ;
  4. efficacité énergétique et maîtrise de la demande énergétique du Bénin.

Ces projets qui représentent près de 10% du PAG ont chacun, une explication. Le premier projet répond à la question déficitaire du Bénin qui importe près de 90% de son énergie. Quant au second, c’est un projet qui est bien réfléchi, car ce serait absurde qu’un pays soit doté gratuitement de soleil et qu’il n’en profite pas. Il faut préciser qu’à ce niveau le gouvernement envisage construire près de 100 Mégawatts. La première construction va commencer dans les derniers mois de l’année 2019. D’abord, une capacité de 25 Mégawatts sera installée à Iloulofin, juste à côté du site de la cimenterie d’Onigbolo dans la commune de Pobè. Ce projet est financé par l’Union Européenne (UE) et l’Agence Française de Développement (AFD). Puis grâce à la coopération du Bénin avec le MCA-Bénin 2 coordonné par le béninois Gabriel Dégbègni, une cinquantaine de Mégawatts sera construit dans le cadre de la construction privée. Puis restructurer la société nationale d’électricité, c’est lui donner les forces de puissance en matière de l’électricité. La réforme du gouvernement à ce niveau va aussi plus loin dans le cadre de la délégation de la gestion de l’électricité. Ce serait une bonne chose, car ça va soulager la SBEE. Le quatrième et dernier projet est nécessaire, car le tout ne suffit pas d’avoir une disponibilité mais savoir l’utiliser, c’est l’important.

Restez avec nous sur ce chemin de la Souveraineté nationale de l’énergie béninoise. Nous y sommes dans nos prochaines publications…

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