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L’Afrique et le MUTA : Faure Gnassingbé en parle avec Ali Bongo

(Photo : Le président togolais Faure Gnassingbé, reçu au Palais du bord de mer par le président gabonais, Ali Bongo – Source : Présidence de la République Gabonaise)


Ce vendredi 9 août, le chef de l’Etat togolais, dans une courte visite présidentielle, était chez son homologue gabonais. Cette visite d’une journée est d’abord pour Faure Gnassingbé l’occasion de revenir aux nouvelles de son frère Ali Bongo depuis le retour de sa convalescence au Maroc suite à un AVC. « Je me suis réjoui de le voir en bien meilleure forme et nous avons eu des entretiens assez riches… Naturellement c’était de le saluer, lui renouveler mes sentiments d’amitié, de fraternité et surtout de saluer l’évolution favorable de son état de santé », a déclaré le chef de l’État togolais lors de la conférence de presse marquant la fin de l’audience des deux dirigeants africains. Mais à en croire Libreville, la visite de Faure Gnassingbé cette fin de semaine à Ali Bongo entre dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié. C’est ce qu’on peut noter sur la page Twitter de la présidence gabonaise.

Le MUTA,… et la sécurité en plat d’audience

Au cœur de leur séance de travail, les deux fils successeurs à leur père dans leur différent pays ont notamment parlé d’un sujet qui concerne le Togo et le Gabon. Il s’agit du chantier du Marché Unique du Transport aérien en Afrique (MUTA). En effet, l’accord du MUTA est une adhésion de vingt huit (28) États africains dont cinq (05) de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Au cours de la conférence de presse devant les médias gabonais, le fils du feu Etienne Gnassingbé a souligné avoir évoqué avec le fils du feu Omar Bongo l’importance de l’aboutissement du Marché Unique du Transport aérien en Afrique (MUTA) comme la Zone de Libre Échange Continentale (ZLEC) mis sur les rails à Niamey au Niger il y a juste un mois. « Je lui ai fait le point de l’évolution de ce dossier et lui ai demandé de s’impliquer pour que ces 5 pays adhèrent aussi. Nous avons fait la Zone économique de libre-échange mais il faudra que le transport aérien aussi soit libéralisé pour que les africains puissent voyager librement et à un moindre coût », a confié Faure Gnassingbé.

Le chef de l’État togolais n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer sa satisfaction à l’égard de la volonté affichée de son homologue gabonais à accompagner sa vision et faire passer le message au sein de la CEEAC. Un autre sujet a été brièvement abordé par le dirigeant togolais. Le non-fonctionnement de la Commission-mixte a été évoqué par Faure Gnassingbé, qui a saisi également l’occasion pour passer en revue le carnet diplomatique bilatéral Togo-Gabon. Selon le N°1 togolais, ce carnet se porte bien par de multitude réunions multilatérales entre les deux chefs d’État. « En regardant les matières qui sont traitées par les commissions-mixtes, la plupart de ces sujets sont évoqués maintenant au niveau des communautés économiques régionales. (…) Mais n’y voyez pas une détérioration des relations entre les deux pays. Au contraire, les relations sont excellentes », a affirmé Faure Gnassingbé.

La sécurité n’a pas échappé aux deux dirigeants africains. Le chef de l’Etat togolais a relevé le poids de son pays sur le plan sécuritaire dans la communauté CEDEAO. D’après Faure Gnassingbé, deux phénomènes qui minent le climat sécuritaire en Afrique Occidentale sont le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Le fils d’Etienne Gnassingbé reconnait toutefois qu’aucun pays ne peut revendiquer un succès en matière de la lutte contre ces deux maux. Faure Gnassingbé a quand-même exhorté ses pairs à « une lutte collective » et surtout à « une coopération ». Le dirigeant togolais voit en ces deux stratégies, la « seule voie pour vaincre le terrorisme international » qui prend la forme parfois de la criminalité transfrontalière, va-t-il ajouter.

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