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Nigéria : Muhammadu Buhari déclare la fin de l’essence « kpayo » au Bénin

Photo : Le président nigérian, Muhammadu Buhari, accompagné de responsables des forces de sécurité nigérianes


Il est décidé et plus rien ne semble l’arrêter. Le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari a, jeudi 19 septembre, donné des ordres fermes aux hommes en costumes et aux soldats. Le militaire de carrière et actuel homme fort a instruit les chefs des services de sécurité nigériane de mettre un terme au vol de pétrole brut le long des pipelines du grand voisin de l’Est du Bénin. Le locataire d’Aso Rock à Abuja, a réuni les sommités de la sécurité du Nigeria. Au cours de cette réunion, Muhammadu Buhari a entretenu ces derniers et leur a demandé de lutter de quelques manières que cela puisse être contre le vol de l’or noir nigérian.

Les vols de pétrole brut le long des oléoducs sont préjudiciables à l’économie nigériane.

C’est ce qui ressort des déclarations d’un responsable de sécurité au Nigeria à la fin de la séance, Muhammed Adamu, qui fait savoir que le chef de l’État Muhammadu Buhari a demandé d’ « accroître la sécurité le long des pipelines » et de « veiller à ce que les vols de pétrole brut soient complètement arrêtés ». Quant au Conseiller à la sécurité du président nigérian, il estime que les vols de pétrole brut le long des oléoducs sont préjudiciables à l’économie nigériane. « Les pertes subies par le pays à cet égard ne sont plus à tolérer », a-t-il insisté.

Hors mis ces instructions du N°1 de la première puissance économique du continent, il est à souligner que dans le cadre de l’amélioration de situation sécuritaire du pays, d’autres mesures ont été prises lors de la même réunion, outre la fermeture depuis un mois des postes-frontières qui séparent le géant et ses voisins limitrophes dont le Bénin de Patrice Talon. Il convient de relever que cette décision d’Abuja de lutter contre le vol du pétrole brut le long de ses pipelines, induit la fin du carburant dans l’informel communément appelé « essence kpayo » à Porto-Novo. Cette activité, faut-il l’indiquer, nourrit une grande partie de la population béninoise. Une économie informelle dont l’État béninois peine à convertir ou à moderniser depuis le 1er août 1960, date de son indépendance. Reconnaissons donc que c’est son voisin, le Nigeria, à travers des mesures de sécurité pour sa propre souveraineté, sonne le glas dans ce secteur informel.

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