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Fermeture des frontières : Les premiers chiffres qui expliquent le poids du Bénin dans l’économie du Nigeria  

Chute de 35% du volume d’essence transporté par le Nigeria. C’est bien là, le premier chiffre conséquence pour le grand voisin qui a fermé ses frontières avec le Bénin depuis le 20 août dernier. Selon le nouveau rapport de l’Agence de réglementation de la tarification des produits pétroliers (PPPRA), le volume de produits pétroliers transportés par le Bénin a été réduit, suite à la fermeture récente de la frontière nigériane. « Le volume de produits pétroliers transportés depuis les dépôts de carburant de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) a été réduit selon un rapport de surveillance. », peut-on lire dans le rapport. « Entre le 5 et le 11 août 2019, environ 61 millions de litres (par jour ndlr) d’essence avaient été chargés et transportés par camion. », relève-t-il.

C’est bien avant la décision d’Abuja de fermer les frontières avec Porto-Novo. Mais qu’est-ce que Muhammadu Buhari a noté après cette décision ? Eh bien, « entre le 19 et le 25 août, qui correspond à la période de fermeture partielle des frontières, en moyenne environ 57 millions de litres de camions par jour ». Ce qui est bien inférieur à la moyenne quotidienne enregistrée avant l’annonce, rapporte la PPPRA. Il est à préciser que du 26 août au 1er septembre, environ 371,82 millions de litres d’essence ont été transportés par camion, soit une moyenne quotidienne de 53 millions de litres. En revanche, l’agence a fait une observation sur les données obtenues entre le 12 et le 18 août dernier. « Le volume d’essence transporté par camion avait chuté d’environ 35% par rapport aux chiffres enregistrés l’année précédente. », a observé la PPPRA.

Une chute des activités, représentant une baisse de l’offre d’essence d’environ 4 millions de litres par rapport aux chiffres de la semaine précédente

Selon le porte-parole de l’agence, Kimchi Apollo, les enregistrements de divers dépôts ont révélé que le Nigeria transporte moins d’essence après la fermeture de ses frontières avec le Bénin. Une chute des activités, représentant une baisse de l’offre d’essence d’environ 4 millions de litres par rapport aux chiffres de la semaine précédente depuis que le locataire d’Aso Rock à Abuja, Muhammadu Buhari a annoncé la fermeture partielle des frontières du pays avec celui de la Marina, à Cotonou, Patrice Talon. À en croire le porte-parole de la PPPRA, cette tendance baissière est un signe de réduction progressive du volume d’essence transportée par camion des dépôts. « Le volume moyen par jour était de 50,22 millions de litres, ce qui indique une réduction supplémentaire de 2,9 millions de litres.

« Le volume enregistré avant la fermeture partielle des frontières du pays pourrait être attribué au suintement de produits pétroliers à travers la frontière, associé à un arbitrage grandissant des prix du carburant avec les pays voisins d’Afrique de l’Ouest. », a déclaré par ailleurs le PPPRA dans un communiqué. Il est à préciser que, quand bien même que le Nigeria enregistre cette baisse des recettes, l’Agence de réglementation de la tarification des produits pétroliers dit être sereine et soutient les autorités d’Abuja dans leur décision de lutter contre le vol de l’essence le long des pipelines d’oléoduc du Nigeria.

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