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Bisbilles à la frontière : Sentant également la douleur économique, les nigérians à genoux supplient Muhammadu Buhari

Photo : Le président nigérian Muhammadu Buhari et le groupe sociopolitique pan-Igbo Ndigbo Unity Forum (NUF), lors des dernières campagnes présidentielles


Il y a plus d’un mois que le grand et géant voisin de l’Est du Bénin a fermé ses frontières avec ses pays limitrophes dont notamment le Bénin. Cette décision n’est pas une pluie de conséquence qui frappe seulement et uniquement que le Bénin. Cette décision d’Abuja n’a pas le consentement de toutes les filles et fils du Nigeria, notamment de la communauté Igbo. Elle l’a exprimé ce week-end à la presse nigériane à travers le groupe sociopolitique pan-Igbo Ndigbo Unity Forum (NUF). Dans sa déclaration ce samedi 28 septembre, elle dénonce les difficultés économiques qui jaillissent de cette décision des autorités nigérianes sur les activités génératrices de revenus. Par ailleurs, la communauté Igbo au Nigeria a invité le président Muhammadu Buhari à lever les barrières sur les postes-frontalières avec les pays voisins. Pour le président du groupe sociopolitique Igbo Ndigbo Unity Forum (NUF), Augustine Chukwudum, la récente fermeture des frontières entraine une suffocation économique progressive du Nigeria.

Cette situation a créé des difficultés économiques graves pour le pays (Nigeria)

À l’en croire, des enquêtes réalisées par le groupe NUF sur les marchés nigérians dont les marchés de Lagos, Aba, Onitsha, Nnewi et de Nkpor, il y ressort que le Nigeria a déjà perdu plus de 15 milliards de Naira de ventes. « Selon nos conclusions, 80% des principaux clients qui négocient avec des commerçants nigérians viennent du Bénin, du Togo, du Cameroun, du Gabon, du Congo et d’autres pays africains », a précisé Augustine Chukwudum. Selon ce dernier, le chef de l’État nigérian a été mal conseillé. D’après le président du Ndigbo Unity Forum (NUF), les agences de sécurité gouvernementales sont déjà chargées de contrôler les marchandises importées indésirables dans le pays. « De ce fait, plus encore besoin de fermer les frontières terrestres et maritimes. Cette situation a créé des difficultés économiques graves pour le pays », a expliqué Augustine Chukwudum, avant d’ajouter qu’« elle a arrêté le commerce des marchandises du Nigéria vers d’autres pays ».

En cause, il en a appelé au sens patriotique élevé du locataire d’Aso Rock en l’exhortant à la réouverture des frontières afin d’« éviter d’autres pertes à l’économie nigériane. ». Vivement que son appel tombe dans les oreilles d’un bien attendant au Palais d’Aso Rock à Abuja. Soulignons que cette communauté Igbo a été beaucoup favorable à la réélection de Muhammadu Buhari au dernier scrutin présidentiel nigérian.

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