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10ème Réunion de la CAD de l’Ouémé : Le préfet Joachim Marie-Florès Vignon Apithy exige des résultats sans prétexte

Qu’on amène le mouton à la corde ou qu’on attache le mouton, l’essentiel c’est que le mouton soit mobilisé. C’est ce qui résume la présidence du préfet du département de l’Ouémé à la dixième (10ème) réunion de la Conférence Administrative Départementale (CAD) dudit département. En effet, ce mardi 15 octobre, l’autorité départementale et les directeurs départementaux des structures étatiques décentralisées de l’Ouémé se sont réunis dans le cadre de la 10ème CAD. Au cours de cette réunion, considérée comme un petit Conseil des Ministres au niveau départemental, ces autorités ont pu passer en revue les tâches exécutées jusqu’à la veille de la tenue de ladite réunion, soit au 30 septembre dernier. La gestion axée sur les résultats est la préoccupation affichée du N°1 du département de l’Ouémé.

« Même si je représente le chef de l’État et le gouvernement, vous représentez également vos ministres ici. Cette réunion est notre Conseil des Ministres à nous. », a d’entrée indiqué le préfet. « Si une tâche est confiée à un directeur, il doit pouvoir l’exécuter et rendre le résultat. Ceci, sans aucun prétexte. », a martelé Joachim Marie-Florès Vignon Apithy. L’autorité préfectorale a manifesté son constat pas trop satisfaisant sur un aspect. Faut-il le souligner que cet aspect fait l’objet d’un attachement sans condition du chef de l’État béninois Patrice Talon. Un aspect, ajoutons-le, dont le président Col Louis Gbèhounou Vlavonou a fait enregistrer comme sa première marque au lendemain de son investiture à la tête du législatif béninois. Le drapeau ; c’est-à-dire la cérémonie des couleurs. C’est bien de cela qu’il s’agit. « Certains Directeurs manque à l’appel du drapeau. Je ne suis pas content. », a déclaré le président de la CAD. « Tous les 1er lundi du mois, le drapeau est obligatoire à la préfecture de Porto-Novo. Nous ne devons pas oublier ça. Ça ne s’oublie jamais ! », a rappelé avec insistance Joachim Marie-Florès Vignon Apithy aux Directeurs Départementaux de l’Ouémé. « Aucune absence ne sera tolérée. », va-t-il ajouter. Mais il a fait savoir que « sauf cas de force majeure ».

300 millions de francs non consommés au titre des crédits mis à la disposition du département de l’Ouémé

Il faut noter que sur le point financier, le préfet n’est pas content. En effet, la consommation des crédits au terme du troisième trimestre de l’année 2019, n’a pas connu d’amélioration. Sur plus d’un milliard de franc CFA mis à la disposition du département de l’Ouémé, environ 700 millions de francs CFA ont été consommés. « Accélérer la consommation des crédits mis à notre niveau. », a demandé aux directeurs départementaux, le préfet Joachim Marie-Florès Vignon Apithy. « Tous les Directeurs Départementaux sont tenus de faire les assistances-conseils dans les communes. », a-t-il insisté. Le préfet s’est exprimé sur un cas social qui se présente avec acuité dans les morgues sur le territoire de sa juridiction. « Aidez les cas sociaux (les indigents) à enterrer leur corps. Libérez et rendez les corps aux parents », va lancer l’autorité départementale. Et pour quelle raison ces corps n’étaient-ils pas libérés ou récupérés ? « C’est parce qu’ils (les parents) n’ont pas les moyens (de l’argent) que les corps sont encore à la morgue. », a expliqué le premier citoyen du département de l’Ouémé.

Très attaché au respect des textes en vigueur en République du Bénin, le préfet du département de l’Ouémé n’est pas allé par quatre chemins pour demander aux Directeurs Départementaux de respecter les lois de la République. « On ne peut pas se lever et se rendre dans une commune comme un quidam. », a souligné le préfet. « Les maires sont élus. Ils ont une autorité juridique. », a rappelé Joachim Marie-Florès Vignon Apithy, se référant à l’article 97-029 des dispositions en matière de la décentralisation.

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