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France : Le pays détient 90.000 objets d’art d’Afrique sub-saharienne

Photo : Têtes sculptées du royaume du Dahomey actuellement exposées au Quai Branly, en France


Les collections publiques françaises renferment au moins 90.000 objets d’art d’Afrique sub-saharienne. Plus des deux tiers (70.000) se trouvent au Quai Branly, dont 46.000 ramenés durant la période 1885-1960. Plus de vingt mille (20.000) autres se trouvent dispersés dans de nombreux musées, y compris au Havre, dont le Premier ministre français, Édouard Philippe fut le maire. Si ce dimanche 17 novembre, la France à travers son Premier ministre a remis le sabre d’Omar Saïdou Tall au Sénégal, ce n’est que le commencement de la restitution d’un millier objets d’art d’Afrique sub-saharienne légitimement réclamé. « Depuis des décennies, les restitutions font l’objet d’intenses et légitimes réclamations de la part des pays africains. » a rappelé le président sénégalais, Macky Sall ce dimanche. Comme le président français Emmanuel Macron l’avait souhaité le 28 novembre 2017 à Ouagadougou, la capitale burkinabè que « d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique », si cela se respectait, ce serait de « signer définitivement la paix des braves ».

« On est prêt à tout prendre »

Le président sénégalais ne dira pas le contraire. « Ce jour est historique. Voici que les descendants d’anciens belligérants se retrouvent et sympathisent comme pour signer définitivement la paix des braves », a reconnu Macky Sall. « C’est symbolique. On nous l’avait prêté, mais là on va nous le restituer », a déclaré de son côté le directeur du Musée des civilisations noires de Dakar, Hamady Bocoum à la cérémonie de la remise du sabre d’Omar Saïdou Tall au Sénégal ce dimanche à Dakar. « On est prêt à tout prendre », a-t-il ajouté. Mais Paris ne voit pas cela si simple sans assurance législative. C’est à cette cause qu’il convient de relever qu’à Matignon, on dit que « la restitution proprement dite, que ce soit d’un  objet ou d’un groupe d’objets, » doit « donner lieu à une loi ». Et cela a une explication. « Parce qu’ils appartiennent aux collections nationales » et que la propriété en est « inaliénable et imprescriptible », explique-t-on à l’Élysée où on souligne que « ces restitutions s’inscrivent dans une politique plus large de coopération culturelle ». Vivement que tout ces 90.000 objets d’art puissent retourner aux pays d’Afrique sub-saharienne dans de bonnes conditions.

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