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Rapport d’évaluation de la lutte des violences faites aux femmes : Le Conseil de l’Europe épingle la France

Photo : Une manifestation contre les violences faites aux femmes à Nantes, en France, en novembre 2018


Pas assez d’hébergements dédiés aux femmes victimes de violences ; une définition du viol problématique ; une réponse pénale « insuffisante » ; des enfants témoins trop peu soutenus. Ce sont là, entre autres, les lacunes françaises énumérés dans un rapport rendu public ce mardi 19 novembre, par un organe du Conseil de l’Europe sur l’évaluation de la lutte des violences faites aux femmes. Faut-il dire que ce rapport, le premier à se pencher sur la mise en œuvre par la France de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence envers les femmes, dite « Convention d’Istanbul », souligne les efforts des autorités françaises dans ce domaine ces dernières années, mais met le doigt sur plusieurs problèmes.

Les politiques « peinent à reconnaître la spécificité des violences faites aux femmes et tendent à les assimiler à d’autres problématiques sociales », déplore le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Grevio). Les experts soulignent ainsi « l’insuffisance des dispositifs d’hébergement spécialisés destinés aux femmes victimes de violences ». Par contre, ils appellent de leurs vœux la mise en place, en nombre suffisant, « de centres d’aide d’urgence pour les victimes de viols et de violences sexuelles, afin de leur dispenser un examen médical et médico-légal, un soutien lié au traumatisme et des conseils ». Il convient de noter qu’en-dehors de la non-reconnaissance des violences, du manque d’hébergement d’urgence, ce rapport d’évaluation de la lutte des violences faites aux femmes pointe également des lacunes de la France dans la prise en charge des enfants. 

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