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Action climatique : Dona Jean-Claude Houssou ouvre l’atelier de vulgarisation et de distribution du répertoire des dates prédéterminées des saisons pluvieuses

Photo : Le ministre béninois de l’Énergie, Dona Jean-Claude Houssou (en blanc), présentant le document entouré des autres membres du présidium, à Cotonou, ce vendredi 6 mars


Prévenir vaut mieux que guérir, disait une expression. Encore qu’avec le gouvernement du Bénin, dirigé par le président Patrice Talon, tout est une question de méthodologie et de stratégie. Inutile de le rappeler que le locataire de la Marina, à Cotonou, capital économique du Bénin, construit le pays en se basant sur celui d’avant son avènement. Il faut reconnaître que Patrice Talon, en faisant des choix justes dans son équipe gouvernementale, il a fait des progrès inouïs ces quatre dernières années. Dans cette lancée, le chef de la Rupture compte maintenir le cap du développement durable et non celui du calcul politique auquel les béninois étaient habitué avant le 6 avril 2016. En ouvrant rapidement une parenthèse, il est à rappeler que le premier mandat du chef de l’État béninois, Patrice Talon, prend fin en mai 2021 et que constitutionnellement, il est encore éligible. La gestion de l’État dans le Nouveau Départ de Patrice Talon, est un ensemble de secteurs de développement socio-économique du Bénin, élaboré dans le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG). L’un des secteurs phares de ce PAG, est bien Énergie. Il est connu de tous que pour une centrale hydroélectrique, il y a inévitablement nécessité de l’eau. Mais au regard de son implication dans les effets du changement climatique, à travers les inondations, comment bénéficier de l’eau des saisons pluvieuses ?

C’est dans ce contexte que le gouvernement du président Patrice Talon, à travers le ministre de l’Énergie, Dona Jean-Claude Houssou, a produit un important document. Introduction à la résilience de changement climatique en Afrique de l’Ouest, répertoire des dates prédéterminées des saisons pluvieuses dans les villages et quartiers de ville au Bénin. Et vue que les premières pluies s’annoncent déjà au Bénin, il urge que ce document soit vulgarisé. C’est dans ce cadre qu’un atelier de vulgarisation et de distribution du répertoire des dates prédéterminées des saisons pluvieuses au Bénin, a été ouvert ce vendredi 6 mars, au Bénin Royal Hôtel de Cotonou. Il faut noter que le document a été élaboré par le Projet de renforcement de la résilience du secteur de l’énergie aux impacts des changements climatiques au Bénin, dénommé Projet PANA ENERGIE. « Nul n’ignore aujourd’hui ce que c’est que les conséquences du changement climatique dans différents secteurs de développement de notre pays. Le secteur de l’agriculture subi ces impacts à travers le changement non attendu des dates et périodes de saison de pluie impactant négativement les activités de nos vaillants producteurs. », a d’abord fait savoir le Directeur National du Projet PANA ENERGIE dans son mot de bienvenu avant de faire une précision. « Comme vous le savez, le lien entre le secteur de l’agriculture et le secteur de l’élevage, n’est plus à démontrer. Nous pouvons utiliser les résidus agricoles pour la production de l’électricité. Mais nous utilisons également les résidus agricoles pour d’autres formes d’énergie, notamment l’énergie de cuisson et bien d’autres choses. », a expliqué Flinso Assan.

Puisque le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) soutien financièrement le Projet PANA ENERGIE, son Représentant Résident par intérim au Bénin, a aussi son mot à dire après le Directeur National du Projet à l’occasion de cet atelier. « Notre monde aujourd’hui fait face à des défis sans cesse croissant contre lesquels il ne s’était pas préparé auparavant. Il s’agit de l’extrême pauvreté, de la flambée des prix alimentaires, de catastrophe naturelle, d’insécurité énergétique, et des changements climatiques (…). », a d’entrée rappelé le N°1 du bureau PNUD à Cotonou. Le burkinabè demande de doubler d’efforts face à ces défis en insistant sur l’échéance de l’atteinte des ODD. « En effet, nous entamons la dernière décade de l’agenda 2030 de l’Objectif du Développement Durable et nous sommes tous appelé à redoubler d’effort pour être au rendez-vous de 2030. », a rappelé Bouri Jean-Victor Sanhouidi. Pour rassurer le partenaire au développement (PNUD), le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage (MAEP) était bien présent à la cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier. « Cette situation met les questions de variabilité et de changement de climat au cœur des enjeux majeurs de l’heure. Les centres de recherche agricoles œuvrent activement dans toute la sous-région à l’élaboration de nouveaux calendriers plus appropriés et les technologies plus développées. », a rassuré la représentante du ministre béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Françoise Assogba.

Après cette assurance, le champion de la discipline énergie au Bénin, a saisi le pupitre pour son discours d’ouverture officiel des travaux de l’atelier. « Ce sont nos concitoyens des contrés les plus reculés qui font le plus les frais de ce dérèglement climatique. Les opérateurs sont donc, de plus en plus, victimes de cette insécurité qui engendre également la précarité, les grandes incertitudes sur les activités et les résultats (…) aussi la confiance de certains, pour ne pas dire des opérateurs économiques, notamment les plus gros consommateurs d’énergies. », a relevé le ministre béninois de l’Énergie qui est revenu largement sur la nécessité de l’eau dans la production de l’énergie. « On sait évidemment, pour une centrale hydroélectrique, nous avons besoin de l’eau. Nous avons besoins de l’eau et nous avons besoin également de prévoir des périodes d’étiage pour mieux gérer le système électrique à travers la production hydroélectrique. Nagbéto est là pour nous le rappeler. On a des variations qu’on peut constater tout le long de l’année, à la fois en terme de sécheresse, donc période d’étiage, et aussi en terme d’abondance de pluie qui peut aussi entraîner des problèmes d’inondations. Heureusement qu’un barrage sait aussi à moduler le cours d’eau pour pouvoir rejeter quand il le faut. Donc tous ces éléments nous montrent les incertitudes qui sont autour de ces enjeux climatiques. C’est pour ça que nous ne devons pas nous laisser à la fatalité. Nous devons agir pour vaincre, je dirai toute sorte de fatalité et pour agir, il faut prévoir. Prévoir à travers l’exploration minutieuse des données climatiques pour mieux surmonter les difficultés générées. Car, nous devons être des acteurs de développement, mais pas à n’importe quel prix. », a brièvement approfondi Dona Jean-Claude Houssou. Il convient de noter que l’atelier n’a duré qu’une journée.

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