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Médias : La DRH de Charlie Hebdo, Marika Bret, obligée de quitter son domicile à cause de menaces

Après la tuerie de Charlie Hebdo et l’assassinat de Montrouge, la Cour d’assises spéciale de Paris a replongé ce lundi 21 septembre dans l’horreur de la prise d’otage de l’Hyper Cacher le 9 janvier 2015, au cours de laquelle quatre hommes ont été tués. Ce même jour, la Directrice des Ressources Humaines (DRH) de Charlie Hebdo, Marika Bret, s’est confiée à un média français, Le Point. La DRH actuelle du journal satirique français a expliqué qu’elle a été exfiltrée de son domicile à la suite de menaces suffisamment concrètes pour être jugées sérieuses. Marika Bret raconte notamment avoir dû quitter son domicile (qu’elle ne réhabitera sans doute plus dans le futur) en dix (10) minutes seulement :

« Lundi 14 septembre, mes officiers de sécurité ont reçu des menaces précises et circonstanciées. J’ai eu dix minutes pour faire mes affaires et quitter mon domicile. Dix minutes, pour abandonner une partie de son existence, c’est un peu court, et c’est très violent. Je ne reviendrai pas chez moi. Je perds mon domicile à cause des déferlements de haine, cette haine qui commence toujours par la menace pour instiller la peur. »

Marika Bret

« Se retrouver expulsée de son dernier espace de quiétude en plein procès des attentats de 2015, c’est un peu lourd à porter, mais c’est surtout un signal qui devrait nous alerter sur le désastre en cour. », s’émeut la DRH de Charlie Hebdo. « Cela traduit le niveau de tension inédit auquel nous sommes confrontés. », constate encore Marika Bret. « Depuis le début du procès et avec la republication des caricatures, nous avons reçu toutes sortes d’horreurs, notamment des menaces de la part d’Al-Qaïda et des appels à finir le travail des frères Kouachi. », a déclaré la DRH de Charlie Hebdo. Dans l’interview accordée au journal Le Point, elle accuse aussi, un homme politique français, notamment Jean-Luc Mélenchon d’avoir alimenté un climat de haine. « Il a partagé sur les réseaux sociaux un dessin de la revue Regards qui faisait parler les morts de Charlie pour leur faire dire le contraire de ce qu’ils ont toujours pensé… », déplore Marika Bret. « Et lorsqu’un internaute l’a interpellé sur ce dessin plus que douteux, Jean-Luc Mélenchon lui a répondu que le Likoud (parti politique israélien de tendance national-libérale, NDLR) le rendait fou. Ce propos de la part d’un responsable politique est une infamie. », a lancé la responsable des Ressources Humaines du journal satirique français.

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