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France : Voici l’identité de l’assaillant, un tunisien de 21 ans, qui a tué 3 personnes dans l’attaque à Nice et son parcours meurtrier

Photo : Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, ici lors d’une conférence de presse à Nice, ce jeudi 29 octobre


En France, trois (03) personnes ont été tuées ce jeudi 29 octobre, dont au moins deux égorgées, à l’intérieur de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice lors d’une attaque au couteau dont l’auteur, un jeune tunisien de 21 ans, fraîchement débarqué en Europe, a été arrêté et grièvement blessé. La sortie médiatique du procureur national antiterroriste en France, Jean-François Ricard, a permis de savoir un peu plus sur cet attentat qui survient deux semaines après la décapitation de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Saint-Honorine (Yvelines), en France, assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet aux élèves d’une de ses classes. Que s’est-il passé précisément ? « À 8h29, l’auteur des faits entre dans la basilique et y restera un peu moins d’une demi-heure, période durant laquelle il s’attaque à 3 victimes. », a relaté Jean-François Ricard lors d’une conférence de presse ce jeudi 29 octobre dans la soirée, à Nice. « À 8h54, une des victimes, qui succombera peu après à ses blessures, s’enfuit par le côté gauche de l’édifice. », poursuit-il. « C’est alors que la police municipale, alertée par un témoin, intervient et se retrouve face au tueur dans le couloir de cette entrée latérale de l’église. », ajoute le procureur. « Cet homme s’était avancé vers eux de manière menaçante en criant ‘Allah Akbar’, les contraignant alors à faire usage d’abord d’un pistolet à impulsions électriques puis en faisant feu à plusieurs reprises avec leur arme de service. », a rapporté Jean-François Ricard.

« Cet attentat visait des paroissiens tout à fait ordinaires qui venaient prier très tranquillement. »

Mgr Éric de Moulins-Beaufort

Il faut souligner que 14 étuis de balles seront retrouvés au sol. Le suspect, grièvement blessé, est transporté à l’hôpital. « Son pronostic vital reste actuellement engagé. », a précisé le magistrat français. Au sujet des victimes, il faut dire que les victimes sont trois paroissiens qui étaient présents dans cette église, en plein cœur de Nice, à quelques jours de la fête catholique de la Toussaint, le 1er novembre, qui célèbre tous les saints de l’Église. « La première victime, trouvée près de l’entrée principale, est âgée de 60 ans, elle présente un égorgement très profond de l’ordre d’une décapitation. », a rapporté le procureur affirmant que l’assaillant a ensuite égorgé mortellement le sacristain. Vincent L., 55 ans, était père de deux filles. « La troisième victime est une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants et résidant en France. », selon le ministère brésilien des Affaires Étrangères. « Après s’être enfuie de la basilique, elle est décédée dans un restaurant situé à proximité de la basilique des suites des multiples plaies. », selon Jean-François Ricard. Il sera renchéri par un responsable de l’église catholique. « Cet attentat visait des paroissiens tout à fait ordinaires qui venaient prier très tranquillement. », a déclaré sur place Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.

« Il est par ailleurs inconnu au fichier national des empreintes digitales et inconnu des services de renseignements. »

Jean-François Ricard

L’auteur présumé de l’attaque est tunisien de 21 ans, identifié par un document de la Croix Rouge italienne. « Selon les premières investigations, il est arrivé en Europe par l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre, avant de débarquer sur le continent à Bari le 9 octobre. », a expliqué le procureur antiterroriste. Ce jeune homme, selon une source locale proche du dossier, se nomme Brahim Aouissaoui. Il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre. À en croire cette même source, l’africain du nord n’a pas fait de demande d’asile en France. « Il est par ailleurs inconnu au fichier national des empreintes digitales et inconnu des services de renseignements. », affirme Jean-François Ricard. À propos de l’enquête, le parquet antiterroriste l’a immédiatement ouverte pour « assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », coordonnée par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT).  « Sur place, les enquêteurs ont trouvé l’arme du crime, un couteau avec une lame de 17 cm. », selon Jean-François Ricard. « Un sac d’effets personnels, un coran et deux téléphones, ainsi que deux couteaux non utilisés ont également été trouvés. », a-t-il ajouté. « L’enquête se poursuit activement afin de préciser le déroulement précis des faits le parcours de l’auteur ainsi que les éventuelles complicités dont il a pu éventuellement bénéficier. », a conclu le procureur antiterroriste français.

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