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Invention : L’ANaPI et l’OAPI ouvrent la porte de leurs connaissances aux Enseignants-Chercheurs de l’UAC sur l’obtention de brevet au Bénin

Photo : Le présidium des autorités à l’ouverture officielle des travaux


Comment obtenir le brevet d’invention au Bénin ? C’est bien la principale question qui ressort de l’importance d’un séminaire qui s’est déroulé à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), le vendredi 28 mai. La réponse à cette question se trouve juste dans la connaissance d’un processus. C’est donc cette connaissance que détiennent l’Agence Nationale de la Propriété Industrielle (ANaPI) et de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) qui a été l’objet de l’important séminaire de formation au profit des Enseignants-Chercheurs de l’UAC. Ce haut lieu du savoir au Bénin, a accueilli, hier la cérémonie officielle de lancement des travaux en présence du Directeur Générale de l’ANaPI, du représentant de l’OAPI et des autorités rectorales. Trois moments forts ont marqué le caractère important de la formation dont l’objectif soutenu par le Conseil Scientifique de l’UAC est de « permettre aux Enseignants-Chercheurs et innovateurs de mieux appréhender les notions de propriété industrielle et de cerner les avantages liés à la protection des inventions par le moyen du brevet d’invention en vue de la valorisation et de la bonne gestion des créations… ». Primo, les mots de bienvenue du Vice-recteur de l’UAC, chargé de la Recherche scientifique, Félicien Avlessi ; secundo, le discours du Directeur Général de l’ANaPI, Mathias Agon et tertio, le discours du Vice-recteur, chargé des Affaires Académiques et représentant le Recteur de l’UAC, Marcel Zannou. Le DG ANaPI a, d’entrée, jeté la lumière sur une faute de connaissance. « Bien que les titres de propriété industrielle soient de plus en plus utilisés, un grand nombre de créateurs et innovateurs nationaux ne connaissent pas, ou utilisent très peu la propriété industrielle pour la protection de leur création… », a levé Mathias Agon. Ainsi a-t-il placé les réels enjeux de cette formation importante et inédite qui a bénéficié l’expertise de l’Agence Nationale de la Propriété Industrielle (ANaPI) et de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) afin d’atteindre l’objectif supra indiqué. Importance de la propriété industrielle, Gestion des titres de la propriété industrielle, Moyens d’accéder aux publications scientifiques des CATI …etc. sont bien-là les thématiques qui ont retenu l’attention des participants autour des enjeux et opportunités indiqués.

CATI, solution idoine

À en croire le Directeur Général de l’ANaPI, les demandes de brevets d’invention sont-elles relativement faibles au Bénin, comparées aux autres pays membres de l’OAPI. « De même, celles issues des laboratoires et centres de recherches sont davantage marginales alors que l’activité inventive y est très intense », a fait savoir Mathias Agon. Une situation qui nécessite une solution. Pour l’ANaPI, le Centre d’Appuis à la Technologie et à l’Innovation (CATI) est la solution idoine. Ainsi, l’Agence a décidé de doter l’UAC de deux CATI. Ceci pour un but précis. « Pour faciliter la recherche de l’information brevet dans la base de données de l’Organisation Mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI). », a précisé Mathias AGON. Toute chose qui explique la réaction spontanée de l’OAPI aux sollicitations de l’ANaPI. Et le DG ANaPI n’est pas allé par quatre chemins hier vendredi pour exprimer toute sa reconnaissance à l’Organisation pour non seulement son attention particulière aux sollicitations de son agence, mais aussi et surtout pour avoir dépêché son Examinateur Brevet, Ayouba Idi, pour apporter son expertise. Selon les autorités rectorales, il faut signaler que ledit séminaire de formation vient à l’heure pour permettre de résoudre un éternel problème. « Il permettra de déboucher sur l’enregistrement de plusieurs brevets et la création de micro-entreprises par les diplômés. », a fait savoir Marcel Zannou. « Ce qui n’est visiblement pas le cas jusque-là. », a-t-il affirmé. Une occasion saisie par ce dernier pour mettre un accent particulier sur la valorisation des résultats des recherches. À ce niveau, selon lui, « pas seulement pour gravir les échelons au CAMES », mais aussi et surtout « pour la résolution des problèmes de société ».

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