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France : Emmanuel Macron dissout la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA) et la maison d’édition « Nawa »

Photo : Le président français, Emmanuel Macron


La politique française a passé un tour de vis en cette dernière semaine du mois de septembre. En effet, à sa réunion hebdomadaire, le président français, Emmanuel Macron, et son équipe exécutive ont pris d’importantes décisions. La Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), qualifiée d’organisation « raciste » par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, après des tensions à Val-de-Reuil (Eure), a été dissoute ce mercredi 29 septembre en Conseil des ministres. L’annonce a été recueillie par la rédaction differenceinfobenin.com du Groupe de presse DIFFÉRENCE et celle du journal quotidien « DIFFÉRENCE INFO » sur le compte social Twitter du ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Au rang des décisions portant dissolution, la maison d’édition « Nawa » basée en Ariège, a été également dissoute au cours de la même réunion gouvernementale par le Pouvoir français. « En raison notamment de la diffusion de plusieurs ouvrages légitimant le djihad. », a écrit Gérald Darmanin. À en croire le décret de dissolution, « la LDNA diffuse une idéologie appelant à la haine, à la discrimination et à la violence en raison de l’origine, de l’orientation sexuelle et est impliquée de manière récurrente dans l’organisation d’actions ‘coup-de-poing’ isolées ou à l’occasion de manifestations commettant ou appelant à commettre des agissements violents ».

« Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination. »

Gérald Darmanin

Rappelons que début septembre, après des actions violentes à Val-de-Reuil (Eure), le ministre français de l’Intérieur avait engagé sa dissolution de la LDNA. « J’ai décidé de lancer la procédure engageant la dissolution de la Ligue de Défense Noire Africaine. Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination. », avait indiqué Gérald Darmanin. La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un « mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains ». Près de 300.000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présentent sur son compte Twitter comme un « activiste politique, résistant Pan-Africain, combattant de la liberté, révolutionnaire ». À souligner que plusieurs politiques, dont des membres du Rassemblement national, demandaient la dissolution de l’association, notamment depuis une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis. Selon les autorités de Paris, « ses actions ont causé des troubles à l’ordre public » comme à Val-de-Reuil (Eure), où l’organisation avait appelé à manifester contre le maire socialiste de la ville, Marc-Antoine Jamet, après une semaine de tensions, ayant pour origine une rixe entre deux enfants le 5 septembre.

« Notre main ne tremble pas quand il s’agit de défendre la République face à ceux qui croient pouvoir la faire plier. » 

Gabriel Attal

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a qualifié cette dissolution de « mesure fort », en disant à l’issue du Conseil des ministres : « Notre main ne tremble pas quand il s’agit de défendre la République face à ceux qui croient pouvoir la faire plier ». Gabriel Attal a reproché à l’association d’avoir « tenté d’envahir la mairie de Val-de-Reuil ». Concernant la dissolution de la maison d’édition « Nawa », Gabriel Attal lui a reproché d’avoir fait « l’apologie du djihad, sous le prétexte de la traduction ». L’association, dont le nom complet est « Nawa Centre d’études orientales et de traduction » est une « maison d’édition associative », a-t-on détaillé de source ministérielle. Elle avait été déclarée en sous-préfecture de Pamiers en 2008. Elle se présente sur son site internet comme une maison d’édition ayant « la volonté de valoriser les sciences humaines et politiques issues de l’héritage musulman ». Dans un communiqué diffusé le 20 septembre sur Twitter, Nawa estime que les accusations « reposent quasi exclusivement sur d’hypothétiques délits d’opinion, de croyance » et qu’ « elles entravent la liberté d’expression et d’édition, qui en aucun cas n’ont troublé l’ordre public à ce jour ». Depuis plus de 10 ans, les ouvrages de Nawa, « quelle que soit la critique que l’on peut en faire, ne justifient en aucun cas, le terrorisme, la haine, l’antisémitisme », a assuré l’association.

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