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Coronavirus : Voici le nom de la première pilule qui soigne la maladie, la France tend la main

Photo : La pilule Molnupiravir


Molnupiravir. C’est bien le nom de la première pilule qui combat l’ennemi cruel invisible et meurtrier mondial le, Coronavirus. Ce ne sont pas la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE » qui le disent ici à Porto-Novo. C’est la société américaine Merck’s&Co (MSD) qui a dévoilé les premiers résultats d’un essai clinique du Molnupiravir, un antiviral par voie orale qui soigne le Covid-19 et semble réduire le risque d’hospitalisation et de décès. Aussi appelé Pilule Merck Covid, en attendant que les résultats annoncés par Merck&Co ne soient confirmés, la France tend déjà la main à ce qui serait la première pilule permettant de traiter la maladie Covid-19. En effet, un travail est déjà en cours avec les autorités françaises afin de « mettre le médicament à la disposition des patients français le plus rapidement possible », a-t-on appris du côté de Paris. Il faut dire que d’autres médicaments connus (dexamethasone, tocilizumab) ont des effets similaires, le Molnupiravir est un traitement administré par voie orale. « Une demande d’autorisation va également être déposée auprès de l’agence européenne. », précise la présidente de MSD France, Clarisse Lhoste. Dans un communiqué de presse, Merck précise que cet essai clinique a été réalisé sur 385 personnes traitées avec du Molnupiravir. Un groupe de contrôle de 377 personnes, sans traitement, permet de faire des comparaisons. Vingt-neuf (29) jours après l’infection, 7,3% des personnes ayant pris la pilule de Merck dans les cinq (05) jours suivant le début des symptômes étaient hospitalisées, contre 14,1% de ceux ayant reçu le placebo. Aucun mort n’a été enregistré dans le groupe Molnupiravir, contre huit (08) dans le groupe de contrôle.

Aucun effet secondaire

Merck a déjà commencé à produire ce médicament par anticipation et prévoit de déposer une demande d’autorisation d’urgence à la FDA, le gendarme du médicament américain. Celui-ci aurait d’ailleurs demandé à Merck d’arrêter le recrutement pour son essai clinique en raison des résultats positifs de celui-ci. Selon Dean Li, responsable du développement chez Merck’s, interrogé par Statnews, aucun effet secondaire notamment n’a été découvert pour le moment. « Si c’est confirmé, c’est une très bonne nouvelle. », a réagi sur Twitter le professeur spécialiste des maladies infectieuses à l’université McMaster, Zain Chagla, qui a rappelé que les données scientifiques détaillées n’ont pas encore été dévoilées par Merck. « Cela pourrait changer totalement la donne pour l’épidémie de Covid si ces chiffres sont confirmés. », a commenté la chercheuse spécialiste des maladies infectieuses et du VIH, Boghuma Kabisen Titanji. Il convient de rappeler qu’un tel traitement ne doit surtout pas être considéré comme une alternative aux vaccins. D’abord, car l’efficacité est bien plus réduite, ensuite car le coût devrait être élevé (des centaines de dollars), notent plusieurs chercheurs.

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