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Nobel : Le prix de médecine 2021 attribué à David Julius et Ardem Patapoutian

Photo : Les chercheurs américains David Julius et Ardem Patapoutian


C’est le 4 octobre. Et c’est parti pour les prix Nobel. À cet effet, les chercheurs ont commencé par être récompensés par le comité Nobel ce lundi 4 octobre. Ainsi, pour leur découverte sur les « récepteurs concernant la température et le toucher », le prix Nobel de physiologie ou de médecine 2021 a été attribué ce lundi à David Julius et Ardem Patapoutian. Les lauréats américains succèdent à Harvey J. Alter, Michael Houghton et Charles M. Rice, prix Nobel 2020 de médecine, récompensés pour la découverte du virus de l’hépatite C. Inutile de rappeler que la sensation de froid ou de chaud au toucher fait partie de la vie de tous les jours, mais comment le cerveau perçoit-il ces changements de température au toucher ? C’est à cette question qui n’a pas sa réponse ici à la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, qu’ont répondu David Julius et Ardem Patapoutian, en se basant notamment sur la capsaïcine, un des composants essentiels du piment.

Une semaine de Nobel 

Il faut noter qu’après le prix Nobel de médecine, suivront la physique demain, mardi 5 octobre, puis la chimie mercredi 6 octobre et la littérature jeudi 7 octobre. La semaine de Nobel sera terminée sur le prix Nobel de la paix, décerné vendredi 8 octobre, à Oslo. Il convient d’indiquer le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, créé en 1968 à l’occasion du centenaire de l’institution, va mettre un terme à la saison le lundi 11 octobre prochain. Il faut relever qu’avant l’annonce officielle par le comité Nobel du prix de la médecine, deux duos faisaient la course en tête des spéculations. Le premier est totalement en lien avec la pandémie : la hongroise Katalin Kariko et l’américain Drew Weissman. Il est important de souligner que c’est leur découverte qui a permis la création des vaccins à ARN messager contre la pandémie de Covid-19.

Le Nobel de médecine, un prix rare 

Mais il faut comprendre qu’il est bien rare que le prix colle avec l’actualité. De plus, il faut rappeler que les prix Nobel pour des vaccins sont rares : un seul (contre la fièvre jaune) a été récompensé en 1951. Les deux autres favoris l’américain Max Cooper, 88 ans, et l’australien Jacques Miller, 90 ans, pourraient se voir décerner le Nobel de médecine pour la découverte des lymphocytes B et T dans les années 1960. Derrière ces deux tandems légèrement favoris, de nombreux noms étaient sur les lèvres. Notamment les pionniers de l’adhésion des cellules, le japonais Masatoshi Takeichi, l’américano-finlandais Erkki Ruoslahti et l’américain Richard Hynes, ou encore l’américain David Allis et l’américano-roumain Michael Grunstein pour leurs découvertes sur le rôle des histones pour réguler l’impact des gènes sur les cellules. Contre le cancer du sein, les américains Dennis Slamon et Mary-Claire King pourraient être sacrés pour avoir identifié des gènes facteurs de risques et ouvert la voie à des traitements. L’australo-britannique Marc Feldmann et le britannique Ravinder Maini sont eux évoqués depuis des années pour leurs découvertes contre la polyarthrite rhumatoïde. Un autre britannique, Julian Davies, verrait consacrer la résistance antibiotique, sujet de préoccupation croissante. 

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