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Coupe du monde 2022 : Le Qatar dans les derniers 12 mois du temps réglementaire du début de l’événement

Photo : Le stade qui accueillera la finale, le Lusail Stadium


21 novembre 2021 – 21 novembre 2022. Exactement, dans un an jour pour jour (même si le 21 novembre prochain est un lundi et nous sommes dimanche aujourd’hui) débute la dernière phase finale de la Coupe du monde à 32 équipes de football au Qatar. C’était une stupéfaction totale quand ce petit pays désertique de 2,7 millions d’habitants (près de 7 fois plus petit que le Bénin et 15 fois plus petit que Lagos, la capitale économique du voisin de l’Est, le Nigeria) remportait l’organisation de la plus grande compétition sportive planétaire. Depuis ce, la péninsule a pris les choses à bras le corps et s’est lancée dans les préparatifs afin d’être à la hauteur de l’événement avec comme premier objectif : accueillir plus d’un million de supporters. Eh bien, pour y arriver, le Qatar entre, ce dimanche 21 novembre, dans la dernière ligne droite des préparatifs à un an de l’un des événements sportifs les plus attendus au monde entier. Le minuscule, mais très riche émirat gazier du Golfe, est déterminé à relever le défi et afficher ses capacités à organiser des compétitions internationales, du football au tennis en passant par la Formule 1. Mais la tâche pour l’heure, n’est pas facile face aux nombreux défis du premier gigantesque rassemblement, avec ses centaines de milliers de fans, dans un pays à 100% musulman où ferveur et esprit de fête populaire sont abonnés absents.

« Je n’ai jamais vu un pays dans le monde aussi bien préparé à l’avance. »

Gianni Infantino

À précisément douze (12) mois avant le premier coup sifflet, le lundi 21 novembre 2022, la capitale Doha, qui va voir jouer sur ses installations presque tous les matchs, est loin de combler les attentes au regard du niveau d’évolution des travaux. Il faut dire que plusieurs projets d’infrastructures ont été freinés sur le chemin de leur réalisation par l’invité surprise, l’ennemi invisible cruel et meurtrier mondial, Coronavirus. Mais malgré sa présence où il est inévitable de vivre avec, les organisateurs sont en mode course contre la montre devant les préparatifs plus scrutés que jamais. L’État met les bouchers doubles et assure que les infrastructures seront prêtes dans le temps réglementaire avec un teste d’assurance fin novembre où six (06) des huit (08) stades prévus accueilleraient la Coupe arabe. Le président de la FIFA est d’ores et déjà rassuré. « Je n’ai jamais vu un pays dans le monde aussi bien préparé à l’avance. », témoigne Gianni Infantino, lors d’une récente visite au Qatar, avançant que « ce sera comme un magasin de jouets pour les supporters. ».

Une désignation, de la « qatar » total à la FIFA

Comptant sur sa richesse gazière et sa chaîne d’information Al-Jazeera, l’émirat a déjà relevé un défi avant l’heure à l’image de sa victoire sur les États-Unis. C’était il y a onze (11) ans, lors de la phase de désignation du pays hôte de la Coupe du monde où le Qatar a ébahi le monde du sport roi. Faut-il rappeler que cette victoire sur le fil face à un favori, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive sur la FIFA accusée de truquer le vote avec des pots de vin au regard des capacités du petit émirat musulman conservateur à accueillir un événement sportif de tel envergue. Bonjour des démenties qui n’ont pas pu sauver la FIFA plongée dans une série d’affaires de corruption. Le malheur de l’instance mondiale du football fait le bonheur du Qatar qui bombe le torse d’un acteur majeur du sport, notamment du cuir rond en Europe avec dans la poche, le Paris Saint-Germain (PSG), club de la capitale française. En Espagne, l’émirat devient le sponsor du FC Barcelone. Dans le Golfe, il va essuyer des critiques au sujet des conditions de travail de centaines de milliers de travailleurs migrants, notamment ceux ayant participé à la construction des stades. La responsable de la communication du Comité d’organisation du Mondial n’a pas dit le contraire en octobre dernier. « Nous avons reçu beaucoup de critiques. », a reconnu Fatma al-Nouaïmi.

« Certaines sont constructives et nous avons essayé d’en tenir compte. »

Fatma al-Nouaïmi

Indiquons que les critiques contre le Qatar ont été plus largement portées sur les violations des droits humains, comme la criminalisation de l’homosexualité ou encore le manque de liberté d’expression. À en croire la communicatrice, toutes les critiques ne sont pas mauvaises. « Certaines sont constructives et nous avons essayé d’en tenir compte. », a déclaré Fatma al-Nouaïmi. « Nous essayons également de ne pas laisser ces critiques nous arrêter. », a-t-elle fait savoir. Contrairement en juin-juillet où se déroule habituellement la Coupe du monde de football, l’édition prochaine au Qatar a été déplacée à l’hiver pour éviter la chaleur suffocante de l’été dans le Golfe. Reste à savoir si le pays pourra à la capacité territoriale d’accueillir quelque 1,2 million de touristes, qui fait déjà près de la moitié de sa population. Sur le plan touristique, en occurrence hôtelier, pour résoudre l’équation de chambres d’hôtel (déjà réservées en masse), les autorités de Doha évoquent des logements flottants. Les visiteurs pourront ainsi être hébergés sur des bateaux de croisière, dans des maisons privées ou dans des villages pour supporters ou encore des tentes climatisées, tandis que seize hôtels flottants avec une capacité totale de 1600 chambres seront construits. « Cette Coupe du monde se déroule en terre inconnue. Il n’y a jamais eu de méga événement sportif avec autant de visiteurs […] sur un si petit territoire. », relève un expert des événements sportifs proche du dossier.

« Il y aura autant d’alcool que vous voulez. »

Akbar al-Baker

Une Coupe du monde, c’est la fête. Alors, que les inquiétudes s’apaisent pour certains supporters et commentateurs sur l’accès à l’alcool, très restreint dans ce pays musulman conservateur où il reste un sujet tabou. Eh bien, « les boissons alcoolisées seront autorisées dans des zones prévues à cet effet » comme lors des éditions précédentes. Le président de l’Autorité du tourisme du Qatar, est clair. « Il y aura autant d’alcool que vous voulez. » assure Akbar al-Baker, renvoyant à la FIFA sur les détails de l’accès aux boissons. « Nous ferons vivre [aux visiteurs] une expérience unique en son genre. », promet-il, sans donner de précisions. Pendant ce temps, le Qatar promet de vacciner les supporters contre le Coronavirus. Selon Associated Press, la FIFA a entamé des discussions avec les organisateurs pour supprimer les exigences de vaccination obligatoire. Pourtant, en juin dernier, le Premier ministre du Qatar, Sheikh Khalid bin Khalifa bin Abdulaziz Al Thani, avait annoncé que la vaccination serait obligatoire pour tous les supporters. Donc assister au Mondial avec boisson ? Oui, mais vaccin d’abord. « Le stade qui accueillera la finale, le Lusail Stadium, est terminé à 98,5%. », déclare de son côté, le chef de projet en charge de l’équipement. Le stade, situé à 20 kilomètres de la capitale Doha, pourra accueillir de 85.000 à 86.000 spectateurs. Il fait partie des huit (08) stades flambants neufs bâtis de toutes pièces pour cette Coupe du monde qatarie.

Les drapeaux des pays déjà qualifiés, hissés

Sur le terrain, la France, championne en titre, est déjà qualifiée, comme d’autres grands  noms du football mondial qui ont déjà le billet qatarien, à savoir l’Allemagne, l’Angleterre, l’Argentine, le Brésil, l’Espagne. Pour le moment, 13 tickets ont été attribués, mais la championne d’Europe, l’Italie et son prédécesseur, le Portugal, devront passer par des barrages en mars prochain. À un an du match d’ouverture, les organisateurs ont hissé les drapeaux des pays déjà qualifiés sur la corniche de Doha. Il convient de souligner que pour qui ce sera la première Coupe du monde et malgré son impressionnante victoire en Coupe d’Asie en 2019, le Qatar, déjà qualifié en tant que pays hôte, rêvera surtout d’une qualification au premier tour.

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