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France – Coronavirus : Omicron est « déjà chez nous » dit Olivier Véran, très attendu sur la précision de l’identification

Photo : Le ministre français de la Santé Olivier Véran, à Paris, ce dimanche 28 novembre


En un week-end, il a ravivé la vedette à sa source qui domine l’espace sanitaire depuis plus d’un an. Le variant Omicron du Coronavirus occupe toutes les pensées en Europe comme sur le continent. « Dangereux », « aussi contagieux que Delta », « déjà chez nous » : l’essentiel à retenir de l’intervention du ministre français de la Santé. Olivier Véran, était en visite dans la matinée ce dimanche 28 novembre, dans un centre de vaccination du 18ème arrondissement de Paris. Devant la presse locale, il a évoqué le désormais fameux variant Omicron qui sème la panique dans le monde entier. « Il n’y a pas encore eu d’identification de ce type de variant Omicron sur le territoire national, mais c’est une question d’heures très probablement. », a prévenu l’autorité sanitaire française.

« Dès lors qu’il circule en Angleterre, en Italie, en Belgique, il est probable qu’il y ait déjà des cas en circulation. »

Olivier Véran

Il est probable qu’il y ait déjà des cas en circulation en France même si à date, puisque ce variant a priori résistant au vaccin, et repéré dans plusieurs pays voisin de la France. « Dès lors qu’il circule en Angleterre, en Italie, en Belgique, il est probable qu’il y ait déjà des cas en circulation. », a souligné Olivier Véran, estimant que le détection du variant Omicron en France n’est qu’une questions d’heures. « Manifestement, s’il arrive à circuler et à faire sa place dans des pays dans lesquels il y a déjà une vague de variant Delta qui est très contagieux, nous pouvons craindre que ce nouveau variant soit au moins aussi contagieux que le Delta. », affirme-t-il.

« À l’heure à laquelle je vous parle, qu’il y ait ou non un ou deux ou dix cas de personnes contaminées par ce variant en circulation en Europe, voire en France, n’impacte pas le profil de la vague épidémique que nous connaissons… »

Olivier Véran

Rappelons que le variant Omicron a été détecté pour la première fois par des chercheurs en Afrique du Sud. Il est jugé « préoccupant » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et représente un risque « élevé à très élevé » pour l’Europe, avait prévenu vendredi soir le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Pour détecter la présence d’Omicron en France, en plus du criblage, « nous réalisons entre 6.000 et 12.000 séquençages par semaine », a assuré le ministre français de la Santé. L’irruption du nouveau variant ne devrait toutefois pas mener à un renforcement supplémentaire des restrictions sanitaires « à court ou moyen terme ». « À l’heure à laquelle je vous parle, qu’il y ait ou non un ou deux ou dix cas de personnes contaminées par ce variant en circulation en Europe, voire en France, n’impacte pas le profil de la vague épidémique que nous connaissons. C’est une vague qui est déjà liée à un variant très contagieux, le variant Delta. », a fait valoir Olivier Véran.

« Dans le doute on agit comme si ce variant était dangereux. »

Olivier Véran

Les connaissances autour de ce variant restent limitées. C’est pourquoi, souligne le ministre, « tous les chercheurs sont à pied d’œuvre pour regarder si ce variant présente des éléments devant nous inquiéter. Dans le doute on agit comme si ce variant était dangereux ». Impossible donc de savoir notamment si le variant est résistant aux vaccins. « C’est une question légitime qui se pose, les chercheurs sont en train de regarder cela, mais ça ne change absolument rien à la stratégie de vaccination. », précise Olivier Véran, d’après qui, d’ici à jeudi 2 décembre prochain, 52 millions de français auront au moins reçu une injection. La France a en tout cas déjà prévu l’arrivée d’Omicron : les cas contacts d’un cas possible ou confirmé devront être placés en quarantaine, quel que soit son statut vaccinal. Ailleurs dans le mode, les espaces aériens se ferment et durcissent les règles d’isolement pour les passagers de retour de voyage ou les personnes malades.

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