Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

Gabon : 4 élèves sont à leur 14ème jour de grève de la faim pour avoir été exclus de l’école

Photo : L’École Normale Supérieure (ENS) de Libreville


Ça se passe au Gabon, pays que dirige Ali Bongo Ondimba avec une faible forme physique, mais il tient le coup à l’aide d’une carne. Dans ce pays de l’Afrique centrale, quatre élèves professeurs de l’École Normale Supérieure (ENS) de Libreville, la capitale gabonaise, entament ce lundi 6 décembre leur 14ème journée d’une grève de la faim. Une manière pour ces derniers de manifester leurs mécontentements suite à leur exclusion en 2020 de l’école alors qu’ils étaient à six mois de la fin de leur formation. Leur péché ? Chahuté une enseignante, cassé et brûlé des biens matériels de leur établissement suite à une grève pour réclamer le paiement de leurs bourses.

« Nous revendiquons notre réhabilitation, un nouveau conseil de discipline qui soit équitable et où les précédents membres ne siégeront pas. »

Edgard Nze Mba

Depuis lundi 22 novembre dernier, les quatre grévistes de la faim ont élu domicile devant le portail central de l’École Normale Supérieure (ENS) dans la capitale gabonaise en posant un gros parapluie, des cartons et des draps usés pour passer la nuit sous les intempéries. Deux semaines plus tard, leur physionomie a changé, ce à quoi il faut d’ailleurs s’attendre avec des barbes poussées, la fatigue et l’amaigrissement au rendez-vous. Mais ils ont un porte-parole acquis à leur cause pour porter leur voix. « Nous revendiquons notre réhabilitation, un nouveau conseil de discipline qui soit équitable et où les précédents membres ne siégeront pas. », a fait savoir Edgard Nze Mba.

La bourse, foyer de grève 

À l’École Normale Supérieure (ENS) de Libreville, le problème gravi autour de la bourse. Rappelons qu’en décembre 2020, la bourse des étudiants n’avait pas été payée. Bonjour la manifestation de plus d’un demi-million de boursiers qui s’étaient réunis dans un amphi pour exprimer leur colère. Au cours de leur manifestation, une enseignante aurait des images à l’aide de son téléphone portable. Ce qui n’a pas plu aux élèves manifestants qui ont demandé à l’enseignante de supprimer les images prises. Cette dernière n’a pas satisfait les élèves grévistes qui l’ont hurlé.

« En réalité, nous avons assisté à une parodie de conseil de discipline. »

Edgard Nze Mba

Le comportement de ces derniers n’a pas été apprécié par l’enseignante qui s’est dit subir une humiliation. Elle a donc décidé saisir les autorités éducatives de l’établissement. Sa plainte a eu une suite favorable auprès de l’administration qui a convoqué les principaux acteurs de l’acte dont notamment les quatre étudiants en conseil de discipline. « En réalité, nous avons assisté à une parodie de conseil de discipline. », a qualifié le porte-parole des grévistes de la faim. Selon l’élève enseignant, la décision de l’administration est comme un proverbe béninois qui dit : « la dent qui voulait s’enlever a trouvé la patate douce », fin de citation. « Les décisions avaient déjà été prises auparavant. », soutient Edgard Nze Mba.

« Nous demandons l’intervention des plus hautes autorités de la république qui doivent regarder comment on est en train de bafouer les lois de la république. » 

Edgard Nze Mba

Mieux, les élèves grévistes regrettent qu’auprès de l’administration de leur établissement, leurs sollicitations soient tombées dans les oreilles de sourd. Indiquons que ces élèves grévistes n’ont pas reçu le soutien d’autres élèves enseignants qui craignent d’être à leur tour aussi exclus. Mais ceci n’émousse pas l’ardeur des grévistes à viser le sommet de l’État gabonais. « Nous demandons l’intervention des plus hautes autorités de la république qui doivent regarder comment on est en train de bafouer les lois de la république. », a déclaré Edgard Nze Mba. Pour l’heure, aucune réaction n’est à noter du côté de l’administration Bongo.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Mission News Theme by Compete Themes.