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Togo : Lutte contre l’extrémisme violent au cœur d’une réflexion des experts ouest-africains

Ce week-end, nos voisins de l’Ouest ont assisté à une réflexion de plusieurs experts et universitaires sur la question des transitions politiques et le renforcement de la résilience face aux extrémismes : « Cas de l’Afrique de l’Ouest ». Une réflexion se tenait en vue de définir les thèmes de la prochaine conférence qui va se dérouler dans la capitale togolaise, Lomé. 48 heures ont permis à ces experts d’élaborer plusieurs recommandations au regard de l’urgence d’agir que présente le sujet brûlant. En effet, il est à noter qu’en Afrique de l’Ouest 41 coups d’État sont perpétrés sur les 96 que compte le continent depuis les indépendances, synonymes des transitions politiques. Selon le président de l’Institut d’Études sur l’Administration des Libertés et de l’État, au Burkina-Faso, les causes proviennent de la légitimité des pouvoirs. « La crise des légitimités des gouvernances et le terrorisme ont finalement eu raison de nos gouvernants. », affirme le professeur Djibrihina Ouédraogo. « Parce que nos populations sont arrivées à un niveau où elles estiment que les gouvernements démocratiquement élus ne sont pas en mesure de contenir l’expansion du phénomène terroriste. », explique l’universitaire.

« Il faudra s’entendre sur le contenu essentiel de transition pour avoir une durée. Et à l’avenir, essayons aussi de jouer sur les facteurs qui peuvent avoir été à l’origine de ces coups d’État, c’est-à-dire, il faut jouer sur la gouvernance des gouvernants qui font souvent le lit aux coups d’État. »

Pr Issaka Souaré

Un autre expert ouste-africain reste confiant et certain qu’il y a une porte de sortie. « On peut toujours s’en sortir. », rassure le professeur Issaka Souaré. « Il faudra s’entendre sur le contenu essentiel de transition pour avoir une durée. Et à l’avenir, essayons aussi de jouer sur les facteurs qui peuvent avoir été à l’origine de ces coups d’État, c’est-à-dire, il faut jouer sur la gouvernance des gouvernants qui font souvent le lit aux coups d’État. », partage l’expert international sur les questions de paix, de gouvernance et de médiation. Au regard de la qualité des réflexions, les recommandations au terme des assises de Lomé sont salutaires aux yeux du ministre togolais des Affaires Étrangères. « Je me réjouis tout particulièrement des propositions visant la consolidation des États. », a déclaré Robert Dussey. « Elles serviront de base de travail lors des travaux de la prochaine conférence. », ajoute l’autorité diplomatique togolaise. Il convient d’indiquer que cette conférence de Lomé est prévue pour se tenir, le jeudi 21 avril prochain.

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