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France : Emmanuel Macron, avec une Convention citoyenne, envisage un référendum sur la fin de vie

Bonjour la Convention citoyenne, en France. Ce sera une démonstration politique, le samedi 2 avril prochain, où le favori du scrutin présidentiel français de 2022, donne rendez-vous à ses concitoyens et sympathisants, à Paris, pour un grand meeting. La rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », depuis Porto-Novo, ne manqueront pas. Mais, en attendant, le locataire sortant et candidat à sa propre succession à l’Élysée, rentre, ce jour, dans le vif des sujets de la vie politique française pour les cinq prochaines années de gouvernance. En effet, Emmanuel Macron propose, ce jeudi 17 mars, de confier le débat autour de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité à une Convention citoyenne, s’il était réélu pour un second mandat à la tête de la France. « Sur ce sujet, je souhaite que nous puissions avancer de manière apaisée, c’est pourquoi je pense que c’est un bon sujet pour une Convention citoyenne. », a fait valoir le président sortant français. C’était depuis Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ville que le président-candidat a choisi pour présenter son programme de société pour le deuxième quinquennat.

Sur la base des « conclusions » de ce processus, il déclare soumettre les travaux « à la représentation nationale ou au peuple le choix d’aller au bout du chemin qui sera préconisé », c’est-à-dire par référendum. La question de la fin de vie est régulièrement présentée comme l’un des principaux sujets sociétaux de l’élection présidentielle, tant par ses partisans que ses détracteurs. 

« La Convention citoyenne pour permettre de maturer une forme de consensus au sein de la société »

Emmanuel Macron

Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), ces candidats aussi déclarés à la magistrature suprême française, semblent déterminés à modifier la loi, qui interdit jusqu’alors euthanasie et suicide assisté. Rappelons qu’en avril dernier, l’Assemblée nationale française en avait même déjà débattu après une proposition de loi du député Olivier Falorni. Son examen n’avait pas abouti, à cause de 3000 amendements destinés à faire obstruction, mais 240 députés avaient approuvé le principe d’une « assistance médicalisée active à mourir ». Toute chose qui bouleverserait la loi en vigueur depuis 2016. Dite Claeys-Leonetti, elle permet une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour les malades incurables dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». « C’est une bonne loi. », a d’ailleurs salué le dirigeant français, ce jeudi, en expliquant vouloir user de « la Convention citoyenne pour permettre de maturer une forme de consensus au sein de la société ». Cela vous dit quelque chose ? Emmanuel Macron a mis en place une première assemblée de ce type au cours de son mandat, reprenant une proposition des « gilets jaunes », sur la question du climat avec des citoyens tirés au sort. Le président en exercice de l’Union Européenne s’était alors engagé en juin 2020 à reprendre « sans filtre » 146 de leurs 149 propositions dans la « loi climat » un an plus tard, promesse tenue que pour partie.

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