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France : Emmanuel Macron lance le combat dur pour les législatives 2022, pour qui un troisième tour n’existe pas 

Photo : Le président français, Emmanuel Macron, à Aubervilliers, ce mardi 10 mai


Le président français réélu, Emmanuel Macron tape sur la NUPES devant les candidats de la majorité avec des mots forts. Pour le locataire de l’Élysée, à Paris, la capitale française, « Ensemble ! (l’ex-La République En Marche) » représente « la concorde républicaine ». Emmanuel Macron voit « l’exclusion » à l’extrême droite et le « communautarisme » à l’extrême gauche. C’est ce mardi 10 mai, le président français a donné de la voix. La défense des « valeurs communes » avec Mélenchon est officiellement terminée. Emmanuel Macron a appelé depuis Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les candidats de la maison commune « Ensemble ! » à ne pas se « laisser intimider par ceux qui voudraient rejouer aux législatives ce qui a été tranché à la présidentielle », soigne le président réélu à 85,5% des français.

« Un troisième tour, ça n’existe pas. »

Emmanuel Macron

Le vainqueur du scrutin du dimanche 24 avril dernier, n’est plus dans une logique présidentielle. « Un troisième tour, ça n’existe pas. », a lancé Emmanuel Macron en clôture d’une session dédiée à des « ateliers » sur la stratégie de campagne ou la communication et à une photo de famille. « Le seul projet écologique à l’extrême gauche, c’est la décroissance. », a-t-il lancé dans une série de piques envoyée à la nouvelle alliance de la gauche (NUPES) réunie autour de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. « L’extrême gauche a gagné le combat sur les autres composantes. La gauche progressiste, la gauche socio-démocrate sont une composante de la majorité. », a également lancé le chef de l’État français selon des participants présents lors de cette réunion où la presse n’était pas conviée.

« La gauche et la droite républicaines sont ici présentes et sont une composante de la majorité. La droite ouverte, sérieuse, européenne est une composante de la majorité. », a encore ajouté Emmanuel Macron. « Vous aurez un projet d’exclusion à l’extrême droite. Et de l’autre côté de l’échiquier, un projet qui choisit le communautarisme, disons le clairement. », a-t-il soutienu.

« Ce sera la campagne la plus dure. »

Emmanuel Macron

« Rien n’est écrit, rien n’est fait. », a averti le dirigeant français, défendant un « projet qui remet au cœur le travail » et qui « s’attaque aux inégalités à la racine ». Alors qu’il doit toujours dévoiler le nom de son nouveau Premier ministre, il a une nouvelle fois promis « une méthode nouvelle », celle d’une large « association de toutes les forces politiques et forces vives de la Nation ». « Si vous vouliez faire une campagne installée, vous avez tout faux. C’est tout le contraire. Ce sera la campagne la plus dure. Vous devez porter le projet, aller convaincre. Faire comme si vous étiez au premier jour d’une aventure politique. (…) Notre pays est divisé. Une réélection laisse moins de place à ce que certains appellent parfois l’état de grâce. », a déclaré en substance Emmanuel Macron.

Étaient présentes ce mardi, les principales figures de la macronie parmi lesquelles l’ancien Premier ministre français, Édouard Philippe, et une flopée de ministres, dont certains sont candidats comme Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer, Gabriel Attal ou Clément Beaune. L’actuel Premier ministre, Jean Castex a invité l’ensemble de ses ministres, jeudi 12 mai, prochain, dans la soirée pour un dîner d’adieu. En attendant, les troupes sont « en ordre de marche pour conquérir une majorité présidentielle. », a assuré dans son discours d’accueil le président de l’Assemblée nationale française, Richard Ferrand. Et il s’est félicité de cette « date formidable » du 10 mai. Quarante-et-un ans après l’élection de l’ancien président français, François Mitterrand, les soldats de la gouvernance Macron 2 forment « un arc républicain : sociaux démocrates, écologistes, centristes et droite libérale ». Constance Le Grip, qui siégeait jusqu’alors sur les bancs de LR, est la dernière prise de guerre des macronistes. « Je reste fidèle à mes convictions d’une droite moderne, libérale, sociale et européenne. », a-t-elle dit au milieu d’environ 400 autres candidats investis, dont une moitié pour qui c’est la première candidature aux législatives.

« (…) Être à l’écoute de son territoire, faire une analyse politique la plus fine possible, construire, non pas un programme local, mais un programme national décliné au niveau local. »

Gabriel Attal

Sur le fond, « être à l’écoute de son territoire, faire une analyse politique la plus fine possible, construire, non pas un programme local, mais un programme national décliné au niveau local. », a recommandé le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal. Car le séminaire, volontiers bon enfant, a été porté par un vent d’optimisme : revigorée par la réélection d’Emmanuel Macron, la majorité sortante parie sur une participation faible en juin prochain, alors que son électorat est réputé le plus mobilisé. Le ministre français, Franck Riester, qui sera candidat pour la quatrième fois en Seine-et-Marne, a égrené ses bons conseils de campagne : « Faut qu’on voie le visage du candidat en gros et souriant », et surtout, « il faut qu’on voie clairement que le candidat est soutenu par Emmanuel Macron ».

« (…) Problème avec Wikipedia »

Mireille Clapot

Reste que parmi les candidats, néophytes ou non, questions et réflexions ont fusé : Mireille Clapot, députée de la Drôme, a « un problème avec Wikipedia ». Jimmy Pahun, élu breton, a fait remarquer qu’« on a voté treize lois sur la sécurité, mais nous, quand on a été harcelés, rien ». « C’est la dureté des réseaux sociaux. », a relativisé Eric Bothorel (Côtes-d’Armor). Selon un prétendant normand, « pas facile de faire campagne sans gouvernement nommé », alors que d’autres s’inquiétaient de ne pas pouvoir « mettre en avant trois ou quatre mesures phare qui percutent vraiment ». « Soyez offensifs sur l’Europe. », a répondu Gabriel Attal, reconnaissant par ailleurs que, sur le sujet des retraites, les prétendants dans les circonscriptions réputées de gauche devront la jouer « plutôt défensif ».

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