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France – Gabon : Après les 4 enfants d’Omar Bongo Ondimba, Sonia Rolland mise en examen dans l’affaire de biens mal acquis

Photo : Sonia Rolland, ici à Los Angeles, en janvier 2020


L’affaire n’en finit pas. Après les quatre (04) enfants de l’ancien président gabonais, feu Omar Bongo Ondimba, mis pour la première fois en examen par la justice française en avril dernier dans le dossier vieux de quinze (15) ans des « biens mal acquis », c’est le tour d’une ex-Miss France. Sonia Rolland, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a, en effet, été mise en examen, ce lundi 30 mai, par un juge d’instruction parisien pour recel de détournement de fonds publics, de corruption et d’abus de biens sociaux à cause d’un appartement offert par le défunt président gabonais. La Miss France 2000 a été mise en examen pour s’être vu offrir en 2013 un appartement dans le 16è arrondissement de Paris dont elle aurait dû connaître le mode d’acquisition frauduleux.

« Je ne connaissais pas le mode de financement… je n’avais pas fait le lien, et je ne savais pas que la famille Bongo avait acquis autant de biens en France. »

Sonia Rolland

Interrogée en janvier 2021 par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière, l’ex-beauté française ne savait pas que le feu père de l’actuel président gabonais, Ali Bongo Ondimba, était propriétaire de beaucoup de biens dans l’hexagone. « Je ne connaissais pas le mode de financement et je ne m’en suis pas intéressée, j’avais entendu parler de l’affaire Elf, mais je n’avais pas fait le lien, et je ne savais pas que la famille Bongo avait acquis autant de biens en France. », avait déclaré Sonia Rolland. Insuffisant selon le juge d’instruction qui a estimé que l’affaire était particulièrement connue.

« Il faut se garder de juger avec les connaissances d’aujourd’hui des faits de 2003. Ma cliente était âgée de 22 ans, elle sortait d’une période où elle était projetée dans un univers dont elle ignorait tout… »

Avocat de Sonia Rolland

La défense de la vingtaine au moment des faits, interdit de mélanger hier à aujourd’hui. « Il faut se garder de juger avec les connaissances d’aujourd’hui des faits de 2003. Ma cliente était âgée de 22 ans, elle sortait d’une période où elle était projetée dans un univers dont elle ignorait tout. Elle s’est expliqué dans le détail sur les conditions d’obtention de ce cadeau qu’elle n’a pas sollicité. Elle reconnaît avoir fait preuve de naïveté, mais conteste toute infraction. », avance l’avocat de Sonia Rolland. Il faut noter que dans ce dossier des biens mal acquis, outre les enfants Bongo, sont aussi poursuivies la BNP Paribas et quatorze autres personnes physiques dont des membres de la famille du président congolais, Dénis Sassou Nguesso, et plusieurs français parmi lesquels un avocat, un notaire, une gérante de Société Civile Immobilière (SCI), etc.

Au moins 85 millions d’euros

Il faut préciser que la valeur de l’ensemble du patrimoine financée par Omar Bongo Ondimba (…) est estimée à au moins 85 millions d’euros : hôtel particulier à Paris, villa à Nice, immeubles ou appartements dans les beaux quartiers, véhicules de luxe, etc. Nombre de ces biens ont été saisis par la justice française, encore récemment : le 4 avril, une ordonnance a demandé la saisie d’un appartement dans le 15è arrondissement de Paris, estimé à environ 750.000 d’euros et appartenant à Betty Bongo. Il convient de relever qu’en cas de procès puis de condamnation, ces biens pourraient être définitivement confisqués par la justice française, et entrer dans le mécanisme adopté en juillet de restitution « au plus près de la population de l’État étranger concernée » de ces avoirs saisis dans ces affaires de « biens mal acquis ».

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