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France : Réclusion criminelle à perpétuité requise contre Salah Abdeslam dans le procès du 13-Novembre

Photo : Le terroriste Salah Abdeslam seul membre encore en vie du commando des attentats de novembre 2015


Après neuf mois d’audience, le Parquet National Anti-Terroriste (PNAT) a fait ses réquisitions contre les hommes soupçonnés de terrorisme lors des attentats du 13 novembre 2015 en France. Ce vendredi 10 juin, le PNAT a annoncé le verdict du procès spécialement ouvert pour juger les principaux auteurs des attentats de Paris et de Saint-Denis, il y a sept années. En effet, ce vendredi, les représentants du Parquet National Anti-Terroriste (PNAT) ont requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando des attentats de la capitale française en novembre 2015. Pour sa défense, le français de 32 ans a affirmé à plusieurs reprises à l’audience avoir « renoncé » à déclencher sa ceinture explosive le soir des attentats, « par humanité ». Un argument qui n’a pas convaincu les trois représentants du PNAT, qui ont ajouté à sa peine une période de sûreté incompressible.

La perpétuité pour « l’homme au chapeau »

Cette sanction rarissime, qui rend très infime la possibilité d’un aménagement de peine, a été demandée « au regard de l’immense gravité des faits » qui sont reprochés au jeune français. La cour d’assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels, n’est pas tenue de suivre ces réquisitions. Si elle prononce une période de sûreté illimitée, elle doit spécialement motiver sa décision. Le PNAT a aussi requis la prison à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans contre Mohamed Abrini, surnommé « l’homme au chapeau » depuis l’attentat à l’aéroport belge de Zaventeem et qui avait renoncé au soir des attentats. Même peine requise contre Fabien Clain et Jean-Michel Clain, « voix » des revendications audio des attaques parisiennes et présumés morts.

La perpétuité pour les « cerveau »

Comme pour Salah Abdeslam, le PNAT a requis la perpétuité et une période de sûreté incompressible pour Oussama Atar, cadre de Daesh décrit comme les « cerveau » des attentats, et Obeida Afer Dibo. Ils sont jugés en leur absence, également présumés morts. Muhammad Usman et Adel Haddadi devaient faire partie du commando du Stade de France. Le PNAT a requis 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté des deux tiers, ainsi qu’une interdiction définitive d’entrée sur le territoire français. De six à seize ans de prison ont été requis contre ceux qui auraient aidé à préparer les attentats. Six ans pour Farid Kharkhach, qui a fourni de faux papiers, neuf ans, une sûreté des deux tiers et interdiction du territoire pour Yassine Atar. Enfin seize ans assortis d’une période de sûreté des deux tiers et d’une interdiction définitive d’entrée sur le territoire français pour Ali El Haddad Asufi, qui aurait recherché des armes avec Ibrahim El Bakraoui, futur kamikaze de Bruxelles.

Lourdes peines

Contre Ahmed Dahmani, absent de l’audience car incarcéré en Turquie et aussi accusé d’avoir aidé à la préparation des attentats, le PNAT requiert 30 ans de prison assorti d’une période de sûreté des deux tiers. Plusieurs amis bruxellois d’Abdeslam étaient jugés pour avoir été le chercher à Paris et l’avoir aidé dans sa cavale. Ils ont juré ne pas savoir que leur ami était lié aux attentats. Le PNAT a requis six ans de réclusion criminelle pour Hamza Attou et Abdellah Chouaa, cinq contre Ali Oulkadi, huit avec interdiction du territoire pour Mohamed Amri. Le ministère public a requis la perpétuité assortie de 30 ans de sûreté à l’encontre du suédois, Osama Krayem, et du temps, Sofien Ayari, des « membres de haut niveau » de la cellule jihadiste soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat à l’aéroport d’Amsterdam, aux Pays-Bas, le 13 novembre 2015. Pour finir, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans a en outre été réclamée contre le « logisticien » Mohamed Bakkali, « cheville ouvrière de la cellule » selon le PNAT.

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