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France : Voici le plus jeune jamais élu sous la Ve République et l’identité des 577 députés de la nouvelle législature

Photo : Assemblée nationale française


Les français ont tourné la page de l’ancienne Assemblée nationale, ce dimanche 19 juin. Découvrez la composition de la nouvelle législature après les élections législatives 2022. D’abord, il faut noter que le renouvellement va être massif. Sur les 577 députés français qui sont arriver à l’Assemblée nationale, ce lundi 20 juin, une très grande partie va découvrir le Palais Bourbon et ses arcanes. Ce sera notamment le cas de plus de 100 députés NUPES et de plus de 80 députés du Rassemblement National (RN). Même au sein de la majorité présidentielle qui va bénéficier d’une majorité relative, des têtes nouvelles vont émerger. Voici, à l’issue du second tour qui s’est tenu hier (cinq avaient été élus dès le premier tour le dimanche 12 juin), la l’identité des députés qui ont été élus. Certains ne siègeront puisqu’ils vont rester au gouvernement Borne. C’est notamment le cas de la Première ministre française, Élisabeth Borne, ou du ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce sont leurs suppléants Freddy Sertin et Vincent Ledoux qui occuperont leur siège pendant qu’ils seront ministres. La liste, cliquez ci-dessous, sera mise à jour au fil de la soirée après la validation des résultats par le ministère français de l’Intérieur.

Liste de tous les députés élus à l’Assemblée nationale.

Au global, cette nouvelle Assemblée nationale reflètera un paysage politique très émietté puisque la coalition derrière Emmanuel Macron n’a pas obtenu de majorité absolue. Avec même pas 250 députés (246), c’est une majorité toute relative qui va soutenir le chef de l’État français. Derrière, si le camp numéro un de l’opposition est la NUPES (142 députés), c’est le RN qui sera le mieux représenté avec 90 élus. La France Insoumise (LFI) pourra compter sur environ 80 députés, le PS, EELV et le PCF ayant entre 10 et 30 élus chacun. Quant aux Républicains qui pouvaient compter sur une centaine de députés, ils n’en ont plus qu’une soixantaine. Cliquez ci-dessous pour voir la nouvelle Assemblée nationale à l’issue du second tour.

La nouvelle Assemblée nationale à l’issue du second tour.

Il est né en 2000

En Polynésie, victoire de Tematai Le Gayic, probable plus jeune député de la Ve République
Indépendantiste soutenu par la NUPES, Tematai Le Gayic, 21 ans, a battu Nicole Bouteau, qui se présentait sous les couleurs de la majorité présidentielle.

Né en 2000 et déjà député. Lors de ce second tour des élections législatives, les électeurs Polynésiens ont élu trois candidats indépendantistes soutenus par la NUPES. Parmi eux : Tematai Le Gayic, 21 ans, arrivé en tête dans la première circonscription de Polynésie. Le jeune indépendantiste a battu Nicole Bouteau, autonomiste soutenue par le président du gouvernement local, Édouard Fritch, et par Ensemble!. Il l’emporte de justesse, avec 50,88% des voix, contre 49,12% pour celle qui était arrivée largement en tête au premier tour. Tematai Le Gayic est ainsi en bonne position pour devenir le plus jeune député jamais élu sous la Ve République. Comme le rappelait Slate lors de l’élection de Marion Maréchal à l’âge de 22 ans en 2012, la loi ne permettait pas de se présenter avant 23 ans jusqu’à lors. En 2017, le plus jeune député, le Front National (FN) Ludovic Panot, était âgé de 23 ans. Si les résultats en métropole le confirment, il sera en outre, en tant que benjamin, chargé d’être secrétaire de séance lors de l’élection du, ou de la, président(e) de l’Assemblée nationale. 

Son combat pour la pleine souveraineté de la Polynésie

Né en 2000 à Papeete, Tematai Le Gayic a grandi à Tubuai, une île de l’archipel des Australes, puis à Tahiti. Il a obtenu une double licence en sciences politiques et en histoire à l’université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, avant d’intégrer un master de recherches en sciences politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), suspendu pour mener campagne en Polynésie. Lors de ses études, il a présidé l’Association des Étudiants de Polynésie Française (AEPF) puis la Fédération des Associations des Étudiants de Polynésie Française (FAEPF). Il a ainsi lutté contre la précarité étudiante et défendu l’accès à la culture à travers des cours de tahitien et de danse polynésienne. L’accession à la pleine souveraineté de la Polynésie française constitue le socle de son engagement politique. Il souhaite aussi protéger l’emploi local et la terre, ainsi que proposer une citoyenneté maohi. Il milite aussi pour l’adaptation des études supérieures aux réalités polynésiennes et pour la protection de l’environnement. Excellent orateur en français comme en tahitien, il a plusieurs fois été primé lors de concours de déclamation et de danse tahitienne. Il a également dirigé un groupe de chant traditionnel.

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