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France 3 : « Plus Belle la vie », fin ce vendredi 18 novembre d’une série proche du quotidien des français

Terminus, tout le monde descend ! Le feuilleton phare de la chaîne de télévision française, France 3, qui prend fin ce jour, s’est toujours voulu le plus réaliste possible. En témoignent les nombreux sujets de société qu’il a abordés. Près de 4600 épisodes de « Plus Belle la vie » ont été diffusés depuis 2004. Eh bien, cette fois, c’est bel et bien la fin. Après 18 ans d’antenne, « Plus Belle la vie », qui voyait ses audiences s’effriter ces dernières années, tire sa révérence ce vendredi 18 novembre. Depuis 2004, le feuilleton phare de France 3 à la longévité historique a rythmé le quotidien de millions de français. Nul doute qu’il risque à présent d’y laisser un grand vide. « On est une série qui parle des gens, et les gens aiment ça. », confiait il y a quelques années, Laurent Kérusoré, interprète de Thomas Marci. L’idée de départ du programme, c’est-à-dire mettre en scène les péripéties quotidiennes des habitants du Mistral, quartier fictif de Marseille, ne laissait de toute façon que peu de place au doute. Pour renforcer cette objectif de proximité, le calendrier de « Plus Belle la vie » s’est d’ailleurs calqué sur celui des téléspectateurs.

« Aborder des sujets d’actualité »


Autrement dit, la série s’est servie de la « vraie vie » pour dérouler son récit et ses intrigues. « Ils [les téléspectateurs] ont l’impression de vivre avec nous. », livrait Éléonore Sarrazin, qui campe Sabrina. Et d’ajouter : « Quand ils nous croisent dans la rue, parfois, ils vont nous appeler par les prénoms de nos personnages ! ». Le réalisme poussé à son paroxysme, le programme s’est donc en toute logique emparé de certains sujets d’actualité, et plus particulièrement de société. « Ça permet aux gens d’aborder des sujets dont ils entendent parler dans l’actualité, sauf que, plutôt que de les aborder sur un format de 1 minute 30 au journal télévisé, là, on va en parler pendant plusieurs semaines, à travers des personnages aimés par les téléspectateurs », expliquait Jérôme Bertin, qui prête ses traits au commandant Nebout. Parmi eux, impossible d’oublier le mariage du couple homosexuel formé par les personnages de Thomas Marci et de Gabriel Riva (Joakim Latzko) en 2013. Intervenu deux mois après le vote de la loi Taubira à l’Assemblée nationale française, c’était la toute première fois qu’une union de deux personnes du même sexe était célébrée à la télévision française.

« Pendant la loi Taubira, je ne sortais pas, les gens venaient m’agresser, ils traversaient la route pour m’insulter. »

Laurent Kérusoré

Une mise en scène qui n’avait pas plu à tout le monde. « Pendant la loi Taubira, je ne sortais pas, les gens venaient m’agresser, ils traversaient la route pour m’insulter. », racontait à ce propos Laurent Kérusoré en 2019. Rebelote quelques années plus tard. Le personnage de Céline Frémont (Rebecca Hampton) avait eu recours à une mère porteuse rencontrée en Angleterre et à un donneur de sperme anonyme, ce qui avait provoqué la colère de certaines associations. Celles-ci accusaient, en effet, le feuilleton de promouvoir la GPA (Gestation Pour Autrui). « On a des attaques, on dit qu’on est une série de gauche, moi je dis que nous sommes une série citoyenne, c’est à dire qui défend les valeurs républicaines de l’État français. », justifiait Michelle Podroznik, productrice du programme. « Il n’y a pas de tabou, et on n’a pas de problème avec France 3 ». Au cours de sa diffusion, « Plus Belle la vie » n’a pas non plus hésité à inclure de la diversité dans ses personnages. En témoigne les arrivées successives de Jonas Ben Ahmed, premier acteur trans de la série, de Romain Parizot, dans la peau d’un personnage drag queen, et de Samuel Allain Abitbol, comédien atteint de trisomie. 

« Je crois que les personnages nous ressemblent tous et on traite des problèmes qui sont susceptibles d’arriver à tout le monde. »

Michelle Podroznik

Ce dernier s’était d’ailleurs dit « très fier de faire passer le message que tous les trisomiques puissent réaliser leurs rêves et être intégrés dans la société ». « J’ai fait ça pour changer le regard des gens sur la trisomie 21. », avait confié Samuel Allain Abitbol à Femmes Actuelles en 2019. Je crois que les personnages nous ressemblent tous et on traite des problèmes qui sont susceptibles d’arriver à tout le monde. », ajoutait pour sa part Michelle Podroznik. Pour l’ultime soirée de ce vendredi, deux épisodes seront proposés dès 21h 15 (heure du Bénin), avant de laisser place à un prime de 90 minutes intitulé Sept mariages pour un enterrement. La soirée se clôturera à 23h 45 avec un documentaire inédit dans lequel certains acteurs et actrices iconiques du programme, comme Fabienne Carat, Cécilia Hornus, Rebecca Hampton, Aurélie Vaneck ou encore Stéphane Henon, interviendront.

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