Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

CRIET : La Cour accélère l’enquête autour du 7 décembre, une chasse internationale s’ouvre contre Stellio Gilles Robert Capo-Chichi et Sabi Sira Korogoné

Photo : Les activistes Kémi Séba et Sabi Sira Korogoné


Nouveau rebondissement dans l’enquête sur la tentative de coup d’État du 7 décembre. La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a délivré, ce vendredi 12 décembre, un mandat d’arrêt international visant deux figures connues de la scène activiste : Stellio Gilles Robert Capo-Chichi, alias « Kémi Séba », né le 9 décembre 1981 à Strasbourg (France), est un militant suprémaciste noir et panafricaniste béninois, et Sabi Sira Korogoné, père fondateur du parti politique d’opposition Mouvement Populaire de Libération (MPL), il n’est plus président ni membre de ce parti qu’il a lui-même créé, depuis mars 2024. Les deux hommes sont désormais recherchés par la justice de leur pays dans le cadre des investigations ouvertes après les événements qualifiés par les autorités de « tentative de déstabilisation des institutions ».

Un tournant après des publications médiatiques

La décision de la CRIET intervient quelques jours seulement après la diffusion, par la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », d’une enquête intitulée « Du post Facebook à la mutinerie : La mystérieuse synchronie entre Sabi Sira Korogoné et le soulèvement du 7 décembre précédée d’une série d’attaques coordonnées ». Cet article revenait notamment sur une série de prises de position publiques, d’échanges numériques et de signaux jugés troublants par certains analystes, évoquant de possibles concordances temporelles entre les activités de Chabi Sira Korogoné en ligne et les violences du 7 décembre. Si rien ne permet encore d’établir formellement le rôle des deux personnalités dans les événements, la réaction de la justice marque un durcissement notable dans le traitement du dossier.

Une procédure en cours et de nombreuses zones d’ombre

L’émission d’un mandat d’arrêt international signifie que les autorités judiciaires de Porto-Novo sollicitent désormais la coopération d’organismes et de pays partenaires pour localiser et, le cas échéant, interpeller les deux hommes. Du côté de la CRIET, aucune précision supplémentaire n’a pour l’instant été donnée sur les éléments du dossier, au nom du secret de l’instruction. Les avocats de Kémi Séba et de Sabi Sira Korogoné n’ont, eux non plus, pas encore réagi publiquement. Sur les réseaux sociaux, l’annonce suscite déjà de vifs débats, entre partisans saluant « un acte de fermeté indispensable » et défenseurs dénonçant « une instrumentalisation politique ».

Une attente forte de clarification

Dans ce contexte encore chargé d’incertitudes, une grande partie de l’opinion publique appelle à « faire toute la lumière » sur les circonstances exactes de la tentative de coup d’État, ses commanditaires potentiels et ses ramifications. L’évolution du dossier dans les prochaines semaines devrait permettre d’y voir plus clair, alors que les enquêteurs continuent d’explorer plusieurs pistes, allant des connexions numériques à des mouvements de fonds suspects en passant par la coordination de groupes dissidents. En attendant, l’affaire confirme la tension persistante autour de la sécurité nationale et la volonté affichée des autorités béninoises de poursuivre les investigations jusqu’au bout.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mission News Theme by Compete Themes.