Photo : Les Chefs de Mission d’Observation Électorale au Bénin, Nana Akufo-Addo (CEDEAO) et Sylvestre N’tibantungaya (UA), au milieu du présidium, à Cotonou, ce mardi 14 avril
Cotonou a accueilli, ce mardi 14 avril, la publication des déclarations préliminaires conjointes des principales missions internationales d’observation électorale, au lendemain du scrutin présidentiel du 12 avril. La mission de la CEDEAO, conduite par l’ancien président ghanéen, Nana Akufo-Addo, et celle de l’Union Africaine, dirigée par Sylvestre N’tibantungaya, ont dressé un tableau globalement positif du déroulement du vote, tout en relevant des insuffisances techniques et logistiques à corriger.
Une organisation globalement maîtrisée
Dans leurs constats respectifs, les deux missions ont souligné que le scrutin s’est déroulé dans un climat généralement calme et sécurisé, marqué par une organisation globalement maîtrisée et une participation des acteurs électoraux jugée satisfaisante sur le terrain. Les observateurs ont également mis en avant la présence effective des représentants des candidats et la bonne accessibilité des bureaux de vote dans la majorité des localités visitées.
Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance
La mission de la CEDEAO a insisté sur la dimension régionale et politique de son engagement, rappelant que son déploiement s’inscrit dans le cadre du protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Elle a relevé que la majorité des bureaux de vote ont ouvert dans les délais prévus, avec un matériel électoral généralement disponible et une organisation jugée fonctionnelle dans l’ensemble. Toutefois, la mission a noté certaines irrégularités ponctuelles, notamment des retards d’ouverture dans certains centres, des insuffisances logistiques, ainsi que des cas isolés de dysfonctionnements procéduraux. Ces situations, bien que limitées, ont été jugées susceptibles d’affecter localement la qualité du processus et appellent, selon la CEDEAO, un renforcement des capacités des agents électoraux et des mécanismes de supervision.
Dans une atmosphère globalement ordonnée
De son côté, la mission de l’Union Africaine a mis l’accent sur l’importance du cadre institutionnel et juridique dans lequel s’est tenu le scrutin. Elle a souligné que les opérations électorales ont été conduites dans une atmosphère globalement ordonnée, avec un respect des procédures dans la majorité des centres observés. L’UA a néanmoins relevé la nécessité d’améliorer certains aspects techniques du processus, notamment la formation des agents électoraux, la gestion logistique et la consolidation des mécanismes de transparence. Elle a également encouragé les autorités à poursuivre les efforts en matière de modernisation du système électoral et de renforcement de la confiance des électeurs.
Un point central
Les deux missions convergent sur un point central : malgré les défis observés, le scrutin du 12 avril s’est déroulé dans des conditions globalement pacifiques et constitue, selon elles, une étape importante dans la continuité du processus démocratique béninois. Les chefs de mission ont enfin rappelé que leurs déclarations préliminaires ne préjugent pas des conclusions finales, qui seront établies dans les rapports complets à venir après consolidation de l’ensemble des données collectées sur le terrain. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et politiques persistants, la CEDEAO comme l’Union africaine ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Bénin dans la consolidation de ses institutions démocratiques et la préservation de la stabilité électorale.
Ci-dessous, l’intégralité des déclarations préliminaires de la mission d’observation électorale de la CEDEAO et de l’Union Africaine, publiées à Cotonou ce mardi 14 avril 2026.
DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE CEDEAO PRÉSIDENTIELLE 2026 AU BÉNIN





Soyez le premier a laisser un commentaire