Photo : Le Palais de La Marina, à Cotonou
Définitivement élu président de la République, Romuald Wadagni s’avance vers l’échéance décisive du 24 mai prochain, date de sa prestation de serment conformément à l’article 53 de la Constitution. À 49 ans, l’actuel ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et de la Coopération s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre politique, avec en ligne de mire un septennat qui s’annonce déterminant.
Un calendrier serré et hautement symbolique
Selon le protocole républicain, le président élu prêtera serment à Porto-Novo, la capitale du Bénin, avant de regagner, dans la soirée, le Palais de la Marina, à Cotonou. C’est depuis ce haut lieu du pouvoir exécutif qu’il devrait dévoiler la composition de son premier gouvernement, quelques heures seulement après son investiture.
Continuité ou rupture ? : le choix fondateur
À un mois de cette échéance, les spéculations vont bon train dans les milieux politiques. Romuald Wadagni optera-t-il pour la continuité, en reconduisant une partie de l’équipe qui a accompagné les deux mandats de Patrice Talon ? Ou choisira-t-il d’imprimer sa propre marque en s’entourant de nouveaux visages, au risque de bousculer des équilibres établis ? La question est d’autant plus sensible que le président élu incarne, aux yeux de nombreux observateurs, la continuité d’un système qu’il a lui-même contribué à bâtir. Mais désormais investi de la plénitude des pouvoirs (chef de l’État, chef du gouvernement, chef suprême des armées et premier magistrat), il est attendu sur sa capacité à affirmer son autorité et ses choix.
L’enjeu d’une nouvelle dynamique
Au-delà des personnes, c’est toute l’orientation de l’action publique qui se joue à travers la formation de ce gouvernement. Une nouvelle équipe pourrait traduire la volonté d’insuffler une dynamique différente, d’élargir la base politique ou de répondre aux attentes sociales croissantes. À l’inverse, un maintien des principaux cadres actuels serait perçu comme un signal de stabilité, voire de fidélité à la ligne tracée ces dernières années.
Entre attentes et interrogations
Dans l’opinion, les attentes sont fortes. Le futur gouvernement devra relever des défis multiples : consolidation des acquis économiques, amélioration des conditions de vie, renforcement de la cohésion nationale et gestion d’un environnement régional en mutation. Reste à savoir si Romuald Wadagni fera le choix d’une équipe de rupture ou d’une continuité maîtrisée. Une décision qui, au-delà des équilibres politiques, définira les contours réels de son pouvoir. À un mois de l’investiture, le compte à rebours est lancé. Et avec lui, une question centrale : quelle équipe pour porter le Bénin durant ce septennat ? Wait and see !


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