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Journée Mondiale du Paludisme 2026 : L’OOAS appelle à une mobilisation renforcée en Afrique de l’Ouest

Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi


À l’occasion de la Journée Mondiale du Paludisme (JMP) 2026, célébrée ce samedi 25 avril, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a publié une déclaration forte réaffirmant son engagement dans la lutte contre le paludisme, en solidarité avec les États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ainsi que la communauté internationale.

Afrique de l’Ouest, c’est près de 40% du fardeau mondial du paludisme

Dans son message parvenu à la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, l’institution régionale rappelle que l’Afrique de l’Ouest concentre à elle seule près de 40% du fardeau mondial du paludisme. Malgré les progrès notables enregistrés ces dernières décennies, notamment grâce au renforcement des programmes nationaux et à une meilleure coordination régionale, la maladie demeure un défi majeur de santé publique. Les populations les plus vulnérables restent les premières victimes. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes continuent de payer le plus lourd tribut, tandis que la maladie exerce une pression considérable sur les systèmes de santé et freine le développement socio-économique de la région.

Accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme

L’OOAS que dirige Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi salue toutefois les efforts consentis par les États membres. Elle met en avant l’élargissement de l’accès aux services de prévention, de diagnostic et de traitement, ainsi que le renforcement des systèmes de surveillance. L’adoption de nouvelles technologies et la promotion de la participation communautaire sont également citées comme des avancées significatives. Dans cette dynamique, l’organisation insiste sur la nécessité d’aligner les actions régionales avec les orientations stratégiques issues de l’Assemblée des Ministres de la Santé, afin de garantir une cohérence avec les engagements internationaux et d’accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme.

Intensification de la coopération transfrontalière

Cependant, de nombreux obstacles subsistent. L’OOAS évoque notamment les insuffisances de financement, les fragilités des systèmes de santé, les effets du changement climatique, les crises humanitaires et l’émergence de résistances aux traitements et aux insecticides, autant de facteurs susceptibles de compromettre les acquis. Face à ces défis, l’institution réaffirme son engagement à accompagner les États membres à travers un appui technique renforcé, une harmonisation des politiques sanitaires et une intensification de la coopération transfrontalière.

Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible

Elle plaide également pour un financement accru et durable des stratégies de lutte.
Dans son appel, l’OOAS exhorte les États à ériger l’élimination du paludisme en priorité nationale de développement, tout en invitant les partenaires au développement à renforcer leur soutien financier et technique. « Maintenant nous le pouvons. Maintenant nous le devons. Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible. Agissons maintenant. », conclut la déclaration, dans un ton résolument mobilisateur.

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