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Schizophrénie : « Ils ne sont pas dangereux », l’OMS démonte les fausses croyances et lance un appel mondial à l’empathie

Face aux préjugés persistants entourant la schizophrénie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a lancé ce mardi 26 mai, un message fort de sensibilisation, afin de déconstruire les idées reçues sur cette maladie mentale qui touche près de 23 millions de personnes dans le monde. Dans sa communication, l’institution onusienne rappelle que la schizophrénie demeure « l’un des troubles de santé mentale les plus mal compris », insistant sur la nécessité d’un regard plus humain et moins stigmatisant envers les personnes atteintes.

L’OMS brise les mythes sur la schizophrénie

L’OMS tient d’abord à corriger une confusion largement répandue : la schizophrénie n’est pas un « dédoublement de personnalité ». Contrairement à certains clichés véhiculés dans l’opinion publique ou dans les productions audiovisuelles, les personnes souffrant de cette pathologie ne sont généralement ni violentes ni dangereuses. Il s’agit plutôt, explique l’organisation, « d’un trouble mental grave qui affecte la manière dont une personne perçoit la réalité ». Parmi les symptômes évoqués figurent notamment les hallucinations (entendre ou voir des choses que les autres ne perçoivent pas), les croyances fortement déconnectées de la réalité, les troubles de la pensée ou du langage, ainsi que l’isolement social et des changements comportementaux importants.

L’OMS révèle qu’une personne sur trois peut totalement guérir

L’organisation sanitaire internationale souligne également l’importance d’une prise en charge précoce. La schizophrénie apparaît souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, une période charnière de la vie. Selon l’OMS, un accompagnement rapide et adapté peut considérablement améliorer les perspectives de rétablissement à long terme. Loin d’être une fatalité, cette maladie peut être traitée grâce à une combinaison de médicaments, de thérapies, de soutien familial et d’accompagnement communautaire. L’OMS affirme d’ailleurs qu’« au moins une personne sur trois atteinte de schizophrénie peut se rétablir complètement ».

Écouter avec empathie, pas avec jugement

À travers ce message, parvenu à la rédaction differenceinfobenin.com et du quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, ce mardi 26 mai, l’institution appelle enfin les populations à faire preuve d’empathie plutôt que de jugement. « Derrière chaque diagnostic se trouve une personne qui mérite dignité, soins et soutien. », insiste-t-elle, dans un plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive envers les personnes vivant avec des troubles de santé mentale.

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