Photo : Le ministre de la Santé Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin en action au CHU-MEL de Cotonou
Le gouvernement Wadagni I passe à l’action dans le secteur de la santé. Lors du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026, présidé par le chef de l’État, Romuald Wadagni, plusieurs mesures sociales d’envergure ont été adoptées. Parmi elles, trois décisions majeures destinées à améliorer l’accès aux soins, renforcer les infrastructures sanitaires et protéger la santé des enfants. Des annonces qui traduisent la volonté du nouveau pouvoir de placer le bien-être des populations au cœur de son action gouvernementale. À peine quelques jours après son investiture, le président Romuald Wadagni imprime déjà sa marque dans le domaine sanitaire. Face aux défis persistants liés à l’accès aux soins, aux équipements de base et à la prise en charge des populations vulnérables, le chef de l’État a ordonné l’activation immédiate de trois mesures prioritaires.
Un milliard de FCFA pour sauver des vies en urgence
La première décision concerne les urgences vitales dans les hôpitaux publics. Le gouvernement a décidé de mobiliser une enveloppe exceptionnelle d’un milliard de francs CFA destinée à constituer des stocks d’intrants médicaux essentiels dans les établissements sanitaires publics. L’objectif est de mettre fin aux situations dans lesquelles des patients en danger de mort doivent attendre le paiement préalable de frais médicaux avant de recevoir des soins urgents. Grâce à cette dotation, les structures sanitaires concernées disposeront des produits et équipements indispensables pour intervenir immédiatement lorsque le pronostic vital d’un patient est engagé.
Ce qui change pour les urgences
- Dotation spéciale de 1 milliard FCFA ;
- Constitution de stocks stratégiques d’intrants médicaux ;
- Prise en charge immédiate des urgences vitales ;
- Réduction des retards liés aux contraintes financières.
Dix milliards de FCFA pour l’eau et l’électricité dans les centres de santé
La deuxième mesure vise à renforcer les infrastructures sanitaires de base. Le gouvernement a débloqué une enveloppe de 10 milliards de francs CFA afin de garantir l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les centres de santé publics qui en sont encore dépourvus. Cette décision répond à une préoccupation majeure de santé publique. Dans plusieurs localités du pays, certaines formations sanitaires continuent de fonctionner avec des insuffisances en matière d’alimentation électrique ou d’approvisionnement en eau, ce qui affecte la qualité des soins et les conditions de travail du personnel médical. En investissant massivement dans ces infrastructures essentielles, l’exécutif entend améliorer durablement les conditions d’accueil et de prise en charge des patients.
10 milliards FCFA pour les infrastructures sanitaires
- Accès à l’eau potable dans les centres de santé ;
- Renforcement de l’alimentation électrique ;
- Amélioration des conditions de travail du personnel soignant ;
- Modernisation des services de santé de proximité.
Les 1 000 premiers jours de vie au cœur des priorités
La troisième mesure concerne la nutrition infantile. Le président Romuald Wadagni a ordonné l’accélération du programme national de supplémentation nutritionnelle destiné aux enfants durant les 1 000 premiers jours de vie, une période considérée comme déterminante pour le développement physique, cognitif et immunitaire de l’enfant. Cette phase, qui couvre la grossesse et les deux premières années de l’enfant, est reconnue par les experts de la santé comme une fenêtre d’opportunité cruciale pour prévenir la malnutrition, réduire la mortalité infantile et favoriser un développement harmonieux. Cette orientation s’inscrit pleinement dans les objectifs de santé publique poursuivis au niveau régional et international.
Une mesure en phase avec la stratégie sanitaire de l’Afrique de l’Ouest
L’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle rejoint les orientations de la Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC) portée par l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) dirigée par le béninois Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi. Cette politique régionale encourage les États membres à renforcer les interventions communautaires en faveur de la santé maternelle et infantile, de la nutrition et de la prévention des maladies. En mettant l’accent sur les 1 000 premiers jours de vie, le gouvernement béninois s’aligne ainsi sur les meilleures pratiques recommandées à l’échelle ouest-africaine pour améliorer durablement les indicateurs de santé.
Les premiers marqueurs du septennat Wadagni
Ces trois mesures constituent l’un des premiers grands volets sociaux du septennat de Romuald Wadagni. Elles traduisent une approche centrée sur le capital humain, la réduction des inégalités d’accès aux soins et la protection des populations les plus vulnérables. Entre la prise en charge des urgences vitales, l’amélioration des infrastructures sanitaires et le renforcement de la nutrition infantile, le gouvernement entend poser les bases d’un système de santé plus accessible, plus efficace et plus équitable. À travers ces décisions, l’exécutif envoie un signal fort : la santé publique figure désormais parmi les priorités stratégiques du nouveau pouvoir, au même titre que l’éducation, la sécurité et la lutte contre la pauvreté.


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