Photo : Le chef de l’État béninois Romuald Wadagni, et le président de la Transition malienne, le Général Assimi Goïta, à Bamako, ce mardi 9 juin
La tournée diplomatique du président béninois Romuald Wadagni s’est poursuivie ce mardi 9 juin, avec une étape hautement symbolique au Mali. Quelques heures après sa visite au Sénégal, le chef de l’État béninois a été reçu à Bamako par le président de la Transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta, dans le cadre d’une visite de travail consacrée au renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.
À son arrivée en début d’après-midi à Bamako, le locataire du Palais de La Marina a bénéficié d’un accueil officiel empreint de solennité. Au bas de la passerelle, les autorités maliennes lui ont réservé les honneurs protocolaires, traduisant l’importance accordée à cette visite dans le contexte du rapprochement entre le Bénin et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). La cérémonie d’accueil a été marquée par l’exécution des hymnes nationaux du Bénin et du Mali, la revue des corps constitués ainsi que les salutations adressées à la communauté béninoise vivant sur le sol malien.
Un tête-à-tête dès l’arrivée à Bamako
Dans la foulée de cette séquence protocolaire, les deux chefs d’État ont tenu un premier entretien au pavillon présidentiel de l’aéroport. Romuald Wadagni et Assimi Goïta ont échangé sur les relations entre leurs deux pays ainsi que sur les perspectives de coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Cette rencontre intervient dans un contexte où Cotonou et Bamako affichent une volonté croissante de renforcer le dialogue après plusieurs années marquées par des divergences régionales et sécuritaires.
Les principaux sujets au cœur des échanges
- Renforcement des relations bilatérales ;
- Coopération économique ;
- Sécurité régionale ;
- Dialogue politique ;
- Intégration sous-régionale ;
- Consolidation des liens entre le Bénin et les pays de l’AES.
Direction le Palais de Koulouba
Après ce premier échange, les deux dirigeants se sont rendus au Palais de Koulouba, siège de la présidence malienne, pour poursuivre les discussions inscrites à l’agenda de cette visite. Les travaux ont porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer la coopération entre Bamako et Cotonou ainsi que sur les défis communs auxquels les États de la région sont confrontés. Cette étape malienne s’inscrit dans une dynamique plus large de relance des échanges entre le Bénin et les pays de l’AES, dans un contexte régional marqué par la nécessité de renforcer le dialogue et la concertation.
De La Marina à Koulouba : un dialogue en construction
La rencontre entre Romuald Wadagni et Assimi Goïta constitue la suite logique des premiers contacts engagés dès les premières heures du nouveau mandat présidentiel au Bénin. Quelques jours après son investiture, le chef de l’État béninois avait déjà reçu au Palais de La Marina le ministre malien des Affaires Étrangères, Abdoulaye Diop, envoyé spécial du président de la Transition malienne. Cette audience avait permis la transmission des félicitations officielles du Général Assimi Goïta au nouveau président béninois et avait ouvert la voie à un renforcement des relations entre les deux pays.
Le Mali, dernière étape AES de la tournée
Avant Bamako, Romuald Wadagni avait déjà effectué des visites officielles :
- au Niger auprès du Général Abdourahamane Tiani* ;
- au Burkina Faso auprès du Capitaine *Ibrahim Traoré.
Le Mali devient ainsi le troisième et dernier pays de l’AES visité par le président béninois dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les dirigeants de la sous-région.
Une diplomatie de proximité
Depuis le début du mois de juin, Romuald Wadagni multiplie les déplacements à travers l’Afrique de l’Ouest. Après le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso, le Togo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le Mali constitue une nouvelle étape de cette offensive diplomatique menée à un rythme soutenu. À travers cette série de rencontres, le président béninois cherche à renforcer les liens de coopération avec l’ensemble des États de la sous-région, qu’ils soient membres de la CEDEAO ou de l’AES. La visite de Bamako apparaît ainsi comme un signal fort en faveur du dialogue régional, à un moment où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à d’importants défis sécuritaires, politiques et économiques. En rencontrant successivement Abdourahamane Tiani, Ibrahim Traoré puis Assimi Goïta, Romuald Wadagni confirme sa volonté de maintenir des canaux de communication ouverts avec les trois dirigeants de l’AES, tout en poursuivant sa stratégie de rapprochement avec les grandes capitales ouest-africaines.










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