Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

69e Sommet de la CEDEAO : Les chefs d’État donnent leur feu vert au gazoduc Nigeria-Maroc

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont franchi une étape décisive dans la concrétisation du projet de gazoduc Nigeria-Maroc. Réunis dimanche 19 juillet, à Freetown, dans le cadre de leur 69e session ordinaire, ils ont approuvé l’accord intergouvernemental relatif à la réalisation de cette infrastructure énergétique d’envergure continentale. Cette décision marque une avancée majeure pour l’intégration énergétique de l’Afrique de l’Ouest et ouvre la voie aux prochaines phases de mise en œuvre d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux du continent.

Un corridor énergétique de près de 6 000 kilomètres

Long d’environ 6 000 kilomètres, le gazoduc reliera les importantes réserves gazières du Nigeria au Maroc en longeant la côte atlantique et en traversant 13 pays africains. Au-delà de son caractère transfrontalier, cette infrastructure vise à améliorer durablement l’accès à l’énergie dans les pays concernés, à stimuler l’industrialisation, à favoriser les échanges économiques et à créer un vaste corridor énergétique reliant l’Afrique de l’Ouest au Maroc, avec une ouverture stratégique vers le marché européen. Le projet devrait ainsi contribuer à renforcer la sécurité énergétique régionale tout en soutenant les objectifs de développement économique des États traversés.

Un investissement de 23 milliards d’euros

Le coût global du projet est estimé à 23 milliards d’euros. Selon le calendrier retenu, les travaux de construction devraient démarrer en 2028, tandis que les premières livraisons de gaz sont attendues à partir de 2031. À la suite de l’approbation de l’accord intergouvernemental, les États partenaires devront désormais engager les prochaines étapes opérationnelles, notamment la création de la société de projet chargée de piloter la réalisation de l’ouvrage ainsi que la mise en place de l’autorité de gouvernance qui assurera la gestion de cette infrastructure stratégique.

Un projet stratégique pour l’Afrique et au-delà

Initié en 2016 par le Nigeria et le Maroc, le projet de gazoduc a progressivement pris une dimension géostratégique majeure. Dans un contexte marqué par la recomposition des marchés énergétiques mondiaux, la diversification des sources d’approvisionnement et la montée des besoins énergétiques sur le continent africain, cette infrastructure est appelée à jouer un rôle déterminant dans le renforcement de la coopération régionale. Pour la CEDEAO, ce gazoduc constitue également un puissant levier d’intégration économique, en favorisant les investissements, le développement des industries locales, la création d’emplois et l’amélioration de l’accès à une énergie plus fiable pour les populations. L’approbation de l’accord intergouvernemental par les dirigeants ouest-africains à Freetown marque ainsi un tournant décisif dans la réalisation de ce mégaprojet, qui ambitionne de transformer durablement le paysage énergétique de l’Afrique de l’Ouest et de renforcer les liens économiques entre le continent africain et l’Europe.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mission News Theme by Compete Themes.