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CNRD : « Le droit doit devenir un accélérateur du développement », Romuald Wadagni lance une réforme majeure

Photo : Le président Romuald Wadagni, en famille avec les membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit, à Cotonou, ce mardi 28 juillet


Le président Romuald Wadagni a procédé, ce mardi 28 juillet, à l’installation officielle des membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit (CNRD). La cérémonie, organisée dans la salle des Ambassadeurs du Palais de la Marina, à Cotonou, s’est déroulée en présence de la vice-présidente de la République, des présidents d’institutions et du ministre de la Justice et de la Législation. À travers cet acte, le chef de l’État entend donner une nouvelle impulsion à la modernisation de l’arsenal juridique national et renforcer davantage l’État de droit au Bénin. Créée dans le cadre des réformes institutionnelles engagées par le gouvernement et consacrée en Conseil des ministres le 15 octobre 2025, la Commission nationale de réforme du droit a pour mission d’assurer une veille permanente sur la législation et la réglementation, de conduire des études juridiques prospectives et d’accompagner les institutions publiques dans l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. Le Comité permanent installé ce mardi a été nommé lors du Conseil des ministres du 1er juillet. Il est composé de Noël Gbaguidi, président, Djidjouè Gboyou, vice-président, et Igor Guèdègbé, rapporteur.

Moderniser les lois pour répondre aux défis du temps

Dans son discours, le président Romuald Wadagni a rappelé l’importance stratégique de cette nouvelle institution dans la construction d’un cadre juridique moderne et adapté aux réalités contemporaines. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de passer en revue les textes existants afin d’identifier les dispositions devenues obsolètes, de combler les vides juridiques apparus avec l’évolution de la société et de corriger les incohérences susceptibles d’affaiblir l’efficacité du système juridique national. Selon lui, la qualité du droit constitue un facteur essentiel de sécurité juridique, de stabilité institutionnelle et de confiance pour les citoyens, les investisseurs et les partenaires du Bénin.

Faire du droit un accélérateur du développement

Au-delà de sa mission classique de réforme législative, la Commission est appelée à jouer un rôle beaucoup plus ambitieux. Romuald Wadagni a invité ses membres à inscrire leurs travaux dans une logique prospective capable d’anticiper les transformations économiques, sociales et technologiques. « Notre arsenal juridique ne doit plus être seulement un instrument qui garantisse l’ordre et la justice dans la Cité. Il faut que nous voyions le droit comme le véritable accélérateur de notre développement. », a déclaré le président de la République. Cette vision traduit la volonté du chef de l’État de faire du droit un outil stratégique au service de la croissance, de l’innovation et de la compétitivité du pays.

Anticiper les défis de demain

Le président de la République a particulièrement insisté sur la nécessité d’adapter le cadre juridique béninois aux grands défis du XXIe siècle. Les questions liées au changement climatique, à l’agriculture, à l’urbanisation, à l’économie numérique, à l’intelligence artificielle et aux mutations technologiques devront ainsi figurer parmi les priorités de réflexion de la Commission. L’objectif est de permettre au Bénin de disposer d’un environnement juridique capable d’accompagner durablement les transformations engagées dans le pays et de soutenir les ambitions de développement portées par le gouvernement.

Une démarche ouverte et inclusive

Conscient de la complexité des enjeux, Romuald Wadagni a appelé les membres du Comité permanent à privilégier une approche participative associant les universités, les experts, les ordres professionnels, la société civile ainsi que l’ensemble des acteurs concernés. Le chef de l’État a également assuré que le gouvernement mettrait à la disposition de la Commission les moyens techniques, logistiques et financiers nécessaires à l’accomplissement de sa mission. En procédant à l’installation officielle du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit, le président de la République ouvre ainsi un nouveau chantier institutionnel majeur. Pour le gouvernement, il s’agit désormais de faire du droit non seulement un garant de la justice et de la sécurité juridique, mais également un véritable levier de développement, capable d’accompagner les grandes transformations du Bénin et de préparer les générations futures aux défis de demain.

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