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Diaspora Connect 2026 : Ozias Sounouvou de la SRTB salue « une initiative géniale » pour connecter les talents béninois au développement national

Photo : Le journaliste de la SRTB, Ozias Sounouvou, à Cotonou, ce vendredi 31 juillet


Et si l’une des clés de l’accélération du développement du Bénin résidait dans sa capacité à connecter ses talents installés à l’étranger à ceux qui travaillent au pays ? C’est le regard porté par le confrère journaliste, Ozias Sounouvou, en service à la Société de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB) sur la 2ᵉ édition du Forum Diaspora Connect (FDC) 2026, lors du Jour 2, ce vendredi 31 juillet à Cotonou. Au lendemain des échanges consacrés à la mobilisation des compétences béninoises à travers le monde, le professionnel des médias considère l’initiative comme une démarche particulièrement pertinente pour le développement du pays, en s’appuyant notamment sur des expériences historiques observées en Asie.

Du Japon de l’ère Meiji à la Chine, la force d’une stratégie de connexion

Dans son analyse, le journaliste rappelle que plusieurs pays ayant connu des transformations économiques spectaculaires ont su mettre à profit les compétences acquises par leurs ressortissants à l’étranger. Il cite notamment le Japon de l’ère Meiji, dont les autorités avaient envoyé de jeunes Japonais en Occident pour y acquérir des connaissances et des technologies avant de les mettre au service de la modernisation nationale. Le même mécanisme, observe-t-il, a contribué à la transformation de la Chine, ainsi que de plusieurs autres économies émergentes. Pour le confrère, le principe est simple : permettre aux talents partis se former ou travailler ailleurs de rester connectés à leur pays d’origine afin de favoriser le transfert de connaissances, de technologies, de réseaux et d’opportunités.

La diaspora comme accélérateur de transformation

Dans cette perspective, le confrère de la SRTB estime que le Bénin dispose d’un atout considérable avec ses ressortissants répartis dans les grands centres universitaires, scientifiques, économiques et technologiques du monde. La diaspora ne doit donc pas être considérée uniquement sous l’angle de personnes ayant quitté le territoire national. Elle peut devenir, selon lui, un véritable réservoir de compétences et de connexions internationales au service de la transformation du pays. Il salue ainsi l’ambition de Diaspora Connect de réunir les talents béninois autour d’une démarche structurée permettant de rapprocher les compétences acquises à l’étranger des besoins du Bénin.

Une jeunesse au cœur de l’initiative

L’éminent journaliste a également rendu hommage aux jeunes à l’origine de cette initiative. Il a exprimé sa « fierté » et son « admiration inusable et sans borne » pour ces jeunes qui ont choisi de créer un cadre permettant aux Béninois partis à l’extérieur d’acquérir des compétences, des outils et des expériences de revenir, sous différentes formes, contribuer à l’accélération de la transformation du pays. À ses yeux, cette démarche constitue une manière moderne de penser la relation entre le Bénin et ses talents dispersés dans le monde.

Les médias, acteurs de la visibilité de cette dynamique

Le confrère de la chaîne nationale a également insisté sur la responsabilité particulière des médias dans cette dynamique. Pour lui, le travail journalistique doit contribuer à mettre en lumière les initiatives, les réussites et les passerelles construites entre le Bénin et sa diaspora. La visibilité donnée aux projets, aux parcours et aux réalisations de ces talents peut, selon son analyse, contribuer à créer un effet d’entraînement et à encourager davantage de compétences à s’engager au service du développement national. « Le rôle des médias dans cette aventure, dans cette épopée, ce n’est que de mettre en lumière tout ce que cette équipe réalise comme prouesses pour faire avancer le pays avec tous ses fils et filles qui se trouvent sur la planète. », a-t-il défendu.

« Le contraire serait la bêtise »

Pour le journaliste, la question n’est finalement plus de savoir s’il faut ou non mobiliser les talents de la diaspora, mais comment organiser cette mobilisation de manière efficace. Dans un contexte mondial marqué par une compétition accrue pour les compétences, les technologies et l’innovation, ignorer les ressources humaines dont dispose le Bénin à travers le monde reviendrait, selon lui, à se priver volontairement d’un levier majeur de développement. D’où cette formule particulièrement tranchée qui résume son regard sur l’initiative :

« Le contraire serait la bêtise. »

À travers cette analyse, le professionnel des médias rejoint ainsi l’une des grandes ambitions de Diaspora Connect 2026 : faire de la diaspora béninoise non plus seulement une communauté vivant à l’extérieur du pays, mais un réseau de compétences, d’expertises et de connexions capable de participer activement à la construction du Bénin d’aujourd’hui et de demain.

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