Photo : Les participants en famille, à Lomé, mardi 4 août
L’Hôtel Concorde de Lomé a accueilli, les 4 et 5 août, la revue annuelle des activités de la riposte nationale au VIH/Sida au titre de l’année 2025. Organisée par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST), cette rencontre s’est tenue sous le thème : « Réduction des financements et pérennité des programmes : Quels sont les défis ? ». Elle a réuni autorités publiques, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, représentants des communautés, secteur privé et médias.
Des acquis salués malgré un contexte financier difficile
À l’ouverture des travaux, le Coordonnateur national du SP/CNLS-IST, Prof Vincent Palokinam Pitche, a présenté les résultats du rapport annuel 2025, mettant en avant les progrès réalisés par le Togo dans le contrôle de l’épidémie. Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer la prévention de la transmission mère-enfant, les actions en faveur des adolescents et la mobilisation des ressources nationales. Le Directeur pays de l’ONUSIDA, Dr Christian Mouala, a félicité le Togo pour ses performances et réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le pays malgré la baisse des financements internationaux. Ouvrant officiellement la rencontre, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Wotobé Kokou, a appelé les participants à formuler des recommandations concrètes pour consolider les acquis.
Des indicateurs encourageants
Les données présentées révèlent une prévalence nationale du VIH estimée à 1,6% en 2025. Entre 2010 et 2025, le pays a enregistré une baisse de 70% des nouvelles infections et de 73% des décès liés au Sida. Les actions de prévention ont permis de sensibiliser plus de 2,36 millions de personnes, de distribuer 26,3 millions de préservatifs et de réaliser 650 142 dépistages. Près de 95 185 personnes vivant avec le VIH sont suivies dans les structures de prise en charge, dont 95 038 sous traitement antirétroviral, soit un taux d’arrimage de 99,85%.
Vers un financement plus durable
La revue met également en lumière la forte dépendance de la riposte aux partenaires techniques et financiers, qui ont assuré 86,44% des 19,37 milliards de FCFA investis en 2025, contre 13,52% provenant des ressources nationales. Face à la réduction des financements internationaux, les participants plaident pour des mécanismes innovants de financement, un renforcement de la mobilisation des ressources internes et une coordination multisectorielle renforcée afin de garantir la continuité des services de prévention, de dépistage, de traitement et de protection des droits des personnes vivant avec le VIH.


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