Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

Douanes–Niger Brique : Le Bénin serre l’étau autour du commerce du tabac, Abdou Raoufou Malèhossou durcit le dispositif douanier

Photo : Les deux parties en famille, après la signature du protocole, à Cotonou, ce lundi 10 août


La Direction Générale des Douanes (DGD) renforce son dispositif de contrôle du commerce du tabac. L’administration douanière a signé, ce lundi 10 août, un protocole d’accord stratégique avec la société Niger Brique. Une alliance présentée comme un nouveau cadre de coopération pour mieux sécuriser les recettes fiscales, renforcer la traçabilité des produits et intensifier la lutte contre les importations illicites.

Un partenariat contre les circuits clandestins

À travers cet accord, la DGD et Niger Brique entendent instaurer un cadre plus rigoureux autour du commerce du tabac. L’objectif est notamment de renforcer les mécanismes permettant de mieux suivre les produits, depuis leur importation jusqu’à leur mise à disposition sur le marché. Une démarche qui doit contribuer à réduire les espaces de fraude et à limiter les circuits d’approvisionnement échappant au contrôle de l’administration. Pour les Douanes, l’enjeu dépasse la seule perception des droits et taxes. Il s’agit également de préserver l’intégrité du marché légal et de protéger les opérateurs qui respectent les règles en vigueur.

Trois priorités : recettes, santé et sécurité

Le protocole repose sur une triple ambition : sécuriser les recettes fiscales, contribuer à la préservation de la santé publique et renforcer la sécurité nationale. Dans un secteur particulièrement exposé aux pratiques frauduleuses, la maîtrise des flux commerciaux constitue un enjeu majeur pour l’État. La lutte contre les importations clandestines permet non seulement de protéger les recettes publiques, mais également de mieux contrôler la circulation des produits concernés sur le territoire national.

Niger Brique mise sur la traçabilité

Pour la société Niger Brique, cette nouvelle coopération doit favoriser un environnement commercial davantage prévisible et transparent. L’accord doit notamment permettre une meilleure traçabilité des produits, une plus grande prévisibilité des commandes et des conditions d’activité plus équitables pour les opérateurs engagés dans le commerce légal. Cette approche vise ainsi à réduire les distorsions de concurrence provoquées par les circuits illicites et à encourager le respect des obligations fiscales et douanières.

Les Douanes veulent jouer pleinement leur rôle de régulateur

Du côté de l’administration douanière, le partenariat s’inscrit dans une volonté de renforcer son rôle de régulateur, tout en garantissant un traitement équitable des différents opérateurs. La DGD entend ainsi protéger les acteurs économiques qui se conforment aux règles et maintenir une posture de régulation neutre et non discriminatoire.

Malèhossou veut moraliser le secteur

Porté par la vision du Directeur général des Douanes, le Colonel Abdou Raoufou Malèhossou, cet accord traduit la volonté de l’administration de renforcer la moralisation du secteur. À travers cette coopération public-privé, les deux parties affichent leur ambition de construire un environnement commercial plus sain, transparent et mieux contrôlé. Pour la DGD, le message est clair : le commerce légal doit être sécurisé, les recettes publiques protégées et les circuits frauduleux davantage traqués.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mission News Theme by Compete Themes.