Photo : Le président de la BOAD, Serge Ekué, à Lomé, jeudi 11 juin
La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) poursuit son accompagnement des projets structurants au Togo. À Kovié, dans la zone de Mission-Tové, l’institution régionale, dirigée par le béninois Serge Ekué, soutient la mise en œuvre du Projet d’Aménagement et de Réhabilitation des Terres Agricoles de la zone de Mission-Tové (PARTAM), une initiative destinée à renforcer les infrastructures agricoles et à améliorer durablement les conditions de production des populations rurales.
8 milliards FCFA mobilisés par la BOAD
D’un coût global de 14,759 milliards de FCFA, le PARTAM bénéficie d’un financement de 8 milliards de FCFA de la BOAD. L’objectif est de renforcer les capacités agricoles de la zone tout en créant de meilleures conditions de production, de transformation et de commercialisation au profit des acteurs ruraux. À travers cet investissement, la Banque entend contribuer à la modernisation des infrastructures agricoles et à l’amélioration de la productivité, notamment dans une zone à fort potentiel agricole.
Des périmètres agricoles réhabilités et aménagés
Le projet prévoit notamment la réhabilitation et l’aménagement de périmètres agricoles, afin de permettre aux producteurs de disposer de meilleures conditions pour développer leurs activités. L’intervention porte également sur l’accompagnement des groupements de producteurs, avec la mise à disposition d’équipements agricoles et d’unités destinées à la transformation du riz paddy. Une approche qui vise à dépasser la seule production pour renforcer les chaînes de valeur agricoles et accroître la valeur ajoutée créée localement.
Du stockage à la pisciculture, une approche intégrée
Le PARTAM prévoit par ailleurs la construction d’infrastructures de stockage, essentielles pour limiter les pertes post-récolte et améliorer la conservation des productions. Le projet intègre également le développement d’activités piscicoles, offrant ainsi aux populations rurales des possibilités supplémentaires de diversification de leurs sources de revenus. À ces composantes s’ajoutent la réhabilitation de pistes rurales, destinées à faciliter la circulation des personnes et l’évacuation des produits agricoles, ainsi que la réalisation d’infrastructures sociales au bénéfice des communautés concernées.
La ruralité au cœur du financement du développement
À travers le PARTAM, la BOAD ne se limite donc pas au financement d’infrastructures agricoles. L’intervention s’inscrit dans une logique plus large de développement territorial, combinant production agricole, transformation, stockage, pisciculture, désenclavement et infrastructures sociales. Avec 8 milliards FCFA engagés sur un projet de 14,759 milliards FCFA, la Banque renforce ainsi son soutien à la transformation du secteur agricole togolais et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Une illustration concrète de la volonté de son président de financer des projets capables de générer un impact économique et social durable dans les États membres de l’UEMOA.


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