Photo : La Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Damtien Larbli Tchintchibidja, à Lomé, ce vendredi 14 août
« La santé n’est pas seulement une question sectorielle »
Elle a dépassé le simple cadre d’une cérémonie de remise d’équipements. À Lomé, la Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Damtien Larbli Tchintchibidja, a donné à la dotation de 30 ambulances médicalisées une portée politique et humaine plus large. Dans son allocution, elle a présenté cette opération comme l’illustration concrète d’une CEDEAO qui entend placer les populations au centre de son action.
Une CEDEAO qui investit dans son capital humain
Pour la Vice-présidente, la santé doit être considérée comme un investissement stratégique. « La santé n’est pas seulement une question sectorielle. », a-t-elle martelé, en rappelant son importance pour le capital humain, la stabilité économique, la sécurité collective et l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. Cette vision rejoint directement les ambitions de la Vision 2050 de la CEDEAO, qui entend construire une communauté des peuples fondée sur la paix et la prospérité.
Les crises ont imposé la solidarité
Covid-19, Ebola, fièvre de Lassa, crises humanitaires et catastrophes naturelles : autant d’épisodes qui, selon Damtien Larbli Tchintchibidja, ont démontré qu’aucun pays ne peut affronter seul les grandes menaces sanitaires. La réponse passe donc par la coopération, le partage des ressources et la coordination régionale. Les ambulances remises à Lomé s’inscrivent précisément dans cette logique. Elles doivent permettre d’améliorer la prise en charge des urgences, notamment dans les zones rurales et isolées, tout en réduisant les inégalités d’accès aux soins.
« La CEDEAO des peuples » en actes
Derrière les véhicules, la Vice-présidente voit surtout des vies humaines. Femmes enceintes, accidentés, enfants, personnes âgées ou victimes de catastrophes : l’enjeu est de pouvoir les transporter rapidement vers les structures capables de les prendre en charge. La personnalité communautaire togolaise a ainsi appelé à ne pas considérer la cérémonie comme l’aboutissement du projet. « C’est maintenant que notre responsabilité collective commence véritablement. », a souligné Damtien Larbli Tchintchibidja. Utilisation efficace, entretien durable, intégration dans les systèmes nationaux d’urgence et renforcement des compétences : autant de conditions nécessaires pour transformer l’investissement en résultats.


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