Photo : La légende de la musique béninoise, africaine et mondiale, Angélique Kidjo, au boulevard de Walk Of Fame, à Los Angeles, ce mardi 18 août
Émue aux larmes, Angélique Kidjo a livré un vibrant plaidoyer pour l’Afrique et son immense contribution à l’histoire de la musique mondiale, mardi 18 août, lors de la cérémonie de réception de son étoile sur le mythique Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles.
Une émotion à la hauteur d’un moment historique
Face à l’une des plus prestigieuses reconnaissances de sa carrière, Angélique Kidjo n’a pu retenir ses larmes, ce mardi 18 août. Entourée de proches, de personnalités et de nombreux admirateurs, l’artiste béninoise a vécu avec une profonde émotion cette cérémonie qui consacre plus de quatre décennies d’un parcours exceptionnel. Mais au moment de prendre la parole, la chanteuse n’a pas seulement parlé d’elle. Elle a surtout choisi de parler de l’Afrique, de son héritage et de son apport à la musique mondiale. Avec des mots forts, elle a déclaré :
« Nous, les Africains, ne savons tout simplement pas ce que nous avons donné au monde, et ce que nous continuons de donner au monde pour que la musique existe. Sans nous, il n’y aurait pas de musique possible sur cette planète. »
Un hommage à l’Afrique musicale
Cette déclaration résonne comme un hommage à un continent dont les rythmes, les mélodies et les traditions ont profondément marqué l’évolution des musiques contemporaines. Pour Angélique Kidjo, l’Afrique ne doit pas seulement être considérée comme une source d’inspiration parmi tant d’autres. Elle est au cœur de l’histoire de la musique mondiale. Du jazz au blues, du funk aux musiques populaires contemporaines, l’influence des traditions et des rythmes africains traverse une grande partie du patrimoine musical mondial. En mettant en avant cette contribution, l’artiste béninoise entend rappeler une histoire parfois insuffisamment reconnue.
De Ouidah à Hollywood, une voix pour tout un continent
La symbolique de cette prise de parole est d’autant plus forte que celle qui s’exprime est une enfant de Ouidah devenue une icône internationale. Après avoir porté les sonorités béninoises et africaines sur les plus grandes scènes du monde, Angélique Kidjo voit désormais son nom gravé sur le Hollywood Walk of Fame. Elle devient ainsi la première artiste africaine à recevoir une étoile dans la catégorie de l’enregistrement. Son étoile hollywoodienne prend donc une dimension qui dépasse largement sa personne. Elle devient le symbole d’un parcours artistique africain capable de conquérir les plus hauts sommets de la reconnaissance internationale.
« Sans nous, il n’y aurait pas de musique »
La phrase prononcée par l’artiste constitue sans doute l’un des moments les plus forts de cette cérémonie. En affirmant que « sans nous, il n’y aurait pas de musique possible sur cette planète », Angélique Kidjo revendique avec force la place de l’Afrique dans l’histoire musicale universelle. Une déclaration à la fois émouvante, identitaire et revendicative, qui intervient au moment précis où une artiste africaine reçoit l’une des distinctions les plus symboliques de l’industrie du divertissement américain.
Une consécration qui dépasse Angélique Kidjo
Cette étoile est donc bien plus qu’une récompense individuelle. Elle vient couronner le parcours d’une artiste qui, depuis plus de quarante ans, s’est employée à faire dialoguer les cultures et à faire entendre la voix de l’Afrique. À Los Angeles, les larmes d’Angélique Kidjo ont ainsi accompagné un message de fierté et de reconnaissance envers tout un continent. De Ouidah à Hollywood, l’Amazone de la musique béninoise a reçu son étoile. Mais dans son discours, c’est toute l’Afrique qui a voulu rappeler au monde qu’elle n’est pas seulement une terre de musique : elle en est l’une des matrices fondamentales.





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